🧪 Aperçu desktop en essai — visible uniquement dans ton navigateur · désactiver
Ton livre sur Lez Fix ? · 🧪 Bêta V08.279
i
L'application peut contenir des erreurs, n'hésitez pas à nous écrire pour nous envoyer vos commentaires.
📖 Extrait gratuit — 1 – Ana Thompson à 6 – Evie Wheaton
Chapitre 0 — 1 – Ana Thompson
  1. 1 – Ana Thompson
  2. 🔒 2 – Evie Wheaton
  3. 🔒 3 – Ana Thompson
  4. 🔒 4 – Evie Wheaton
  5. 🔒 5 – Ana Thompson
  6. 🔒 6 – Evie Wheaton
Ce livre vous plaît ? 🌐 Site officiel Acheter sur Amazon

Du mauvais côté · Lou Jazz & Cherylin A. Nash

Lire Du mauvais côté en ligne gratuitement 1 – Ana Thompson

Vues : 6 137 vues

— Nous savons que vous travaillez pour éclipse. Dites-moi à quel poste de l’organisation.

— Je n’ai aucune idée de ce dont vous me parlez. Vous vous trompez de personne.

J’observe la suspecte d’un œil vif. Elle me répond pour la troisième fois que nous faisons erreur, mais mon instinct me dicte autre chose. Elle doit avoir des informations ! Les beaux traits de son visage encadré de mèches brunes trahissent la peur. Une peur étrange, peut-être feinte. Debout derrière la table d’interrogatoire, je m’empare des impressions. Les images des caméras de surveillance vont peut-être l’encourager à parler. Je ne sortirai pas de cette pièce avant de lui avoir délié la langue.

— Qu’est-ce que vous faisiez à ces endroits ?

— Écoutez, madame, inspectrice… j’ai été virée de mon poste, j’ai un loyer à payer, des factures. Et… J’ai été contactée sur un forum.

Enfin, nous avançons. Pendant qu’elle pose les yeux sur la surface métallique de la table avec un air accablé, je fixe la vitre sans tain.

— On me dit d’aller dans ces bars, de commander un café et d’attendre. C’est tout. J’ai trouvé ça super bizarre la première fois, mais j’ai reçu deux cents dollars. Juste pour boire du café. Alors, quand j’ai reçu un nouveau mail, j’ai recommencé. Je ne fais rien de mal.

— OK, Evie. Vous permettez que je vous appelle par votre prénom ?

— Si vous voulez.

Je me réinstalle sur la chaise face à elle. Elle paraît alarmée et inquiète, mais j’ai appris à ne pas me fier à une simple attitude. Mon boulot consiste à creuser et je ne peux pas lâcher cette piste. Elle est notre dernière prise !

— Il m’en faut un peu plus, Evie, si vous voulez sortir de ce commissariat sans rester suspecte dans mon affaire.

— Mais… je n’ai rien fait.

— Quel est le nom de ce forum ?

— Snowshields.

— Qui vous contacte ?

— Qu’est-ce que j’en sais, moi ?

— Donnez-moi un nom, un pseudo, une adresse mail.

— 7R1X.

Mes yeux bifurquent sur son cou où son pouls semble toujours au repos. J’avance l’une des trois photos plus près d’elle.

— Quelqu’un vous dit d’aller dans un bar et vous y allez.

— Écoutez, vous avez peut-être un super job et tout, mais moi, je n’ai plus rien. Je préfère ça que vendre mon corps ou faire des trucs pires !

— Vous avez dit que ce 7R1X vous demandait d’attendre. Vous attendiez quoi ?

La jeune femme souffle en fermant les yeux.

— Un message de sa part sur le forum qui me disait que je pouvais partir.

— Personne n’a pris contact avec vous sur place ? Vous avez peut-être livré quelque chose ?

— Non, non. Rien de tout ça. Je vais sur place, je bois un café, et je repars.

Un nouveau long silence s’installe dans la salle. Hors de question d’en rester là. Je dois m’assurer que cette femme ne joue pas la comédie. C’est parti.

— Mademoiselle Wheaton, savez-vous que même en utilisant la navigation privée, il reste des traces de vos recherches ?

— Quoi ?

— Pourquoi regardez-vous du hentai ?

Nous nous affrontons du regard. Ses pupilles se resserrent et ses sourcils font un bond.

— Pardon ? Qu’est-ce que… quoi ?

Sa réaction et sa voix tenue m’arrachent un petit sourire.

— Vous consultez des sites pornographiques, mais vous ne regardez que des hentai. Pourquoi ?

— Mais… qu’est-ce que ça… je ne sais pas, parce que c’est… je préfère.

Elle s’étrangle et bégaie avant de s’enfoncer sur sa chaise. Heureusement qu’elle n’a pas demandé un avocat. Je serais encore dans de beaux draps si c’était le cas.

— Ça me met mal à l’aise.

— Pardon ?

— Je n’aime pas les autres pornos, je suis toujours en train de me demander si les acteurs le font parce qu’ils en ont vraiment envie ou s’ils n’ont pas le choix ! Du coup, ça me bloque et ça me déprime.

Cette fois, je la crois. Cette réponse semble sincère. J’enregistre précieusement l’expression de son visage, ses yeux devenus plus profonds, ses pommettes légèrement rosées et ses battements de cils en augmentation.

— Vous savez que les dessinateurs sont aussi mal rémunérés et qu’ils…

— Ils ne donnent pas de leur personne…

La morale de cette jeune femme semble avoir une nuance toute particulière. Je désigne un carton posé à côté de la table avec l’index.

— Pouvez-vous m’apporter le dossier qui se trouve dans ce carton ?

Weber doit être en train de bondir derrière la vitre sans tain. J’ai utilisé cette technique une seule fois et ça lui a valu des cheveux blancs.

— OK.

Elle se tourne pour ouvrir le carton et recule.

— Euh… il y a un pistolet là-dedans…

— Donnez-le-moi.

— Quoi ?

— Donnez-le-moi, Evie.

Le souffle lourd de la jeune femme trahit sa surprise autant que sa nervosité. Je la détaille pendant qu’elle plonge la main dans le carton. L’instant de vérité est proche. Elle n’est pas assez stupide pour braquer l’arme sur moi, mais si elle sait en tenir une, je le saurai assez vite. Son mouvement anormal attire mon attention. Elle tient le pontet de l’arme avec deux doigts prudents et prêts à la lâcher le plus vite possible.

— Ça ne va pas vous mordre, dis-je gentiment.

— Oui, bah… si je voulais avoir une arme, je deviendrais flic.

— Vous n’en avez jamais tenue, ni même tiré ?

— Non !

— La police de New York va vous demander de ne pas quitter le pays, la région même, au cas où nous aurions d’autres questions à vous poser.

— Je peux partir ?

— Oui.

Evie Wheaton ne pose pas la question deux fois. Elle prend ses jambes à son cou et quitte la salle d’interrogatoire. OK ! C’est l’heure du savon. J’emprunte la sortie à mon tour. Weber ouvre la porte de la salle annexe.

— Bon Dieu, Thompson !

— Il n’était pas chargé.

— Encore heureux ! Je devrais faire un rapport, tu sais.

Un soupir m’échappe. Weber m’observe avec son regard menaçant et chargé de tension. Sa paupière gauche tressaute.

— C’était notre seule piste. Cette femme s’est trouvée à proximité de trois lieux fréquentés par Eclipse  ! Ça ne peut pas être une coïncidence.

— Vous avez intérêt à ce qu’elle ne parle pas à la presse ou j’aurai du mal à vous couvrir, Thompson.

— Elle ne parlera pas, chef.

— Occupez-vous de la surveiller quelque temps, et lâchez-lui la grappe si vous ne trouvez rien.

Weber se tourne vers mon partenaire.

— Épluchez-moi ce forum, Elder.

— Oui, monsieur.

Notre supérieur s’éloigne. Mon coéquipier se penche discrètement à ma hauteur.

— J’ai trouvé cette méthode bluffante. Hâte de voir ce que tu sais faire d’autre.

Nos chemins se séparent ici. Je réunis le dossier, replace mon arme à ma taille et m’approche lentement de l’entrée du commissariat. Mon regard suit la silhouette de la jeune femme sur le trottoir.

Curieuse de la suite ?

Continue à lire ou découvre où acheter « Du mauvais côté » en entier.

Voir où lire la suite →

Commentaires (0)

Connecte-toi ou crée un compte pour laisser un commentaire.

Aucun commentaire pour le moment. Sois la première à en laisser un.

Ouvrir dans un nouvel onglet ↗

📅
Quand as-tu lu ce livre ?

Même approximatif, ça nous aide à avoir des statistiques plus justes.

Installer LezFix sur iPhone/iPad