🧪 Aperçu desktop en essai — visible uniquement dans ton navigateur · désactiver
Ton livre sur Lez Fix ? · 🧪 Bêta V08.279
i
L'application peut contenir des erreurs, n'hésitez pas à nous écrire pour nous envoyer vos commentaires.
📖 Extrait gratuit — Chapitre 1 à Chapitre 3
Chapitre 0 — Chapitre 1
  1. Chapitre 1
  2. 🔒 Chapitre 2
  3. 🔒 Chapitre 3
Ce livre vous plaît ? 🌐 Site officiel Acheter sur Amazon

Découvrez la traduction de "Season of Love" · Axelle Asfosh , Harper Bliss

Lire Découvrez la traduction de "Season of Love" en ligne gratuitement Chapitre 1

Vues : 6 027 vues

J’essaye d’incliner mon siège, mais, dès que j’appuie sur le bouton et exerce de la pression sur le dossier, je sens les genoux du passager derrière moi résister à ma tentative. Peut-être que j’aurais dû écouter Miranda lorsqu’elle m’a dit de prendre un ticket de classe affaires.

— Mais ce n’est pas un voyage d’affaires, avais-je répliqué.

Elle s’était contentée de répondre d’un soupir. Ce n’est pas comme s’il était dans mes habitudes d’acheter un billet hors de prix juste pour avoir un peu plus de place – ou de faire des voyages d’affaires.

— Un peu plus de vin, madame ? demande une femme du personnel de cabine.

— Non, merci.

Je lui tends mon gobelet en plastique vide. J’en ai déjà pris deux verres. Même si cela annonce le début de longues vacances bien méritées, en ce qui concerne ma santé, je ne vais pas laisser tomber si facilement mes principes.

Je ferme les yeux, le dossier de mon siège de nouveau redressé, et pense aux deux semaines de néant absolu qui se profilent devant moi.

— À la fin de ta vie, tu n’espéreras pas avoir travaillé davantage, Alice, avait dit Miranda quelques mois auparavant. En tant que ton associée dans cette entreprise, j’exige que tu prennes trois semaines de congé cet été.

Elle m’avait présenté son téléphone et m’avait fait défiler quelques photos de ciel bleu et d’une maison élégante, à quelques minutes de la plage, à Quinta do Lago.

— C’est comme si c’était réservé. Qu’est-ce que tu dirais du premier août jusqu’au vingt-et-un ?

— Trois semaines ? Tu as perdu la tête ?

Je lui avais lancé un regard noir, mais j’avais du mal à garder mes yeux loin de son écran. La dernière image qu’elle m’avait montrée était celle d’une piscine, qui était baignée de la plus exquise lumière, l’eau reflétant tout ce qui symbolise l’été. Cela n’aidait pas qu’elle me présente ça lors de l’une des journées les plus grises de Londres.

— D’accord, mais on va s’en tenir à deux semaines. Trois, c’est juste insensé.

Miranda avait tendu le bras et exigé que l’on scelle l’accord d’une poignée de main. Hormis un jour ici et là et un long week-end à Paris ou plus bas sur la côte, en Cornouailles, je ne suis pas vraiment du genre à partir en vacances. Je préfère travailler que passer trop de temps avec mes propres pensées, une conscience professionnelle qui, à mon humble avis, a en fait permis à Miranda de gagner assez d’argent pour acheter cette maison en Algarve.

Mais Miranda a eu ce qu’elle voulait et me voici. L’avion est sur le point d’atterrir sur la piste de Faro.

Après avoir bravé les péripéties de l’aéroport – une autre raison de ne voyager qu’en voiture ou en train – je récupère mon véhicule de location et déploie la carte par-dessus le volant. La femme derrière le comptoir a dit qu’il possédait un GPS, mais j’aime trouver ma destination à l’ancienne.

Lorsque j’arrive à la maison de Miranda, je suis plus que prête pour un plongeon dans la piscine. Et je dois lui donner raison, parce que, alors que je me gare en face de la villa, un sentiment d’été et de détente intense s’empare de moi. Une sensation que je n’ai jamais ressentie nulle part ailleurs. Pas depuis un long moment, en tout cas. Je suis fatiguée du voyage, mais rien que le fait d’arriver ici me submerge d’une aura de relaxation.

La maison est tout aussi magnifique que sur les photos. Elle n’est pas excessivement grande, mais ses murs blancs sont pittoresques à côté du bleu du ciel, et la piscine est entourée d’une herbe si verte et luxuriante que quelqu’un doit l’arroser quotidiennement. J’espère qu’ils ne vont pas s’immiscer dans l’intimité totale que Miranda m’a garantie pour les deux semaines où je m’installe ici.

Je n’ai emporté qu’une seule valise, et je la fais rouler à l’intérieur de la chambre principale, qui a vue sur l’espace piscine. J’inspire profondément et laisse le stress de Londres, du travail, et du trajet jusqu’ici, s’évanouir un peu plus à chaque expiration.

Avant que je ne me détende complètement et que je profite du reste de cette journée magnifique, je devrais faire un peu d’exercice. Le vol n’a duré que trois heures, mais le voyage entier en a pris environ sept et mes jambes sont crispées d’être restées si longtemps en position assise. À Londres, ma façon favorite – et ma seule – de faire de l’activité physique consiste en, chaque matin avant le travail, une heure du vélo elliptique que j’ai installé dans ma chambre d’amis. C’est une bonne manière de suivre l’actualité tout en gardant la ligne. Lorsque j’ai demandé à Miranda s’il y avait le moindre équipement sportif dans sa maison, elle m’a regardée curieusement, comme si c’était la question la plus excentrique au monde, alors que la plupart des hôtels à travers le globe possèdent une sorte de salle de sport dans leurs locaux.

— Détends-toi simplement, avait dit Miranda. Deux semaines de congé ne vont pas détruire ton excellente condition physique, Alice.

Ce n’est pas difficile de devoir me contenter de la piscine. Je ne suis pas la championne du monde de natation, mais ce sera bon pour mes biceps, triceps et deltoïdes, sans parler du relâchement des tensions de mes jambes. Je peux m’adapter, ai-je envie de dire à Miranda, mais je vais devoir le garder pour quand je la reverrai, dans deux semaines.

Après avoir vidé ma valise et donné à mes habits leur place légitime dans la penderie, je me glisse dans mon maillot de bain une pièce. Je me suis aussi offert un deux-pièces au motif floral tapageur et, le regardant de nouveau, me demande ce qui m’a pris lorsque je l’ai acheté. Celui une pièce fera l’affaire.

L’eau n’est pas chaude, mais pas froide non plus. Elle est juste à la température idéale et, avant de me lancer dans quelques longueurs à des fins sportives, je flotte sur le dos, le soleil de fin d’après-midi encore assez fort pour percer mes paupières.

La piscine n’est pas très longue, donc je compte mes allers-retours jusqu’à atteindre vingt, après quoi je m’assois sur le bord, essoufflée. Un grand arbre projette son ombre sur l’endroit que j’ai choisi pour m’installer, et j’inspire pour me familiariser aux odeurs estivales qui m’entourent. Lorsque Miranda m’a d’abord appris qu’elle achetait une maison ici, je l’ai accusée d’être stupide de dépenser ainsi son argent, mais assise ici en ce moment même, je pense que je commence à comprendre. Elle possède cet endroit depuis dix-huit ans, m’a invitée à venir une centaine de fois, et je m’aperçois désormais que la stupide dans l’histoire, c’était moi, à toujours trouver une bonne raison de ne pas le faire. Mais les étés à Faro étaient entièrement réservés par Miranda et sa fille, qui passaient au moins un mois dans la villa – un luxe pour lequel je l’ai souvent réprimandée – et après qu’Alan eut rompu avec moi, je travaillais tout le temps, de toute façon. Qu’aurais-je bien pu faire ici toute seule ? Et, d’une manière ou d’une autre, voyager avec Miranda et sa fille ne m’a jamais tentée. Ce n’est pas que je n’aime pas les enfants, mais, pour me détendre, je ne rechercherais jamais délibérément leur compagnie non plus.

Lorsque mon estomac commence à gargouiller, je prends une douche et me rends dans le village le plus proche. J’achète assez de nourriture pour me durer quelques jours et deux bouteilles de vin.

Juste au moment où je rentre à la villa, mon téléphone sonne. Miranda m’a conseillé de l’éteindre et de le cacher dans un placard, mais c’était pousser un peu trop loin. Lorsque je regarde l’écran, je vois que c’est Miranda qui m’appelle. Peut-être pour vérifier si je décrocherais. Évidemment, je le fais.

— Alice, n’est-ce pas merveilleux ? Écoute ça.

Elle fait quelque chose avec son téléphone et j’entends un bourdonnement.

— C’est le bruit d’une belle tempête de pluie à Londres, qui bat contre la fenêtre de mon bureau.

— C’est plutôt incroyable.

Je m’appuie contre la table dans la cuisine à l’américaine et je peux voir la piscine d’ici aussi.

— Comment tu te sens ?

Comment je me sens? Miranda a appris à ne pas me poser cette question il y a longtemps.

— Hum, bien.

L’ironie est parfaitement audible dans ma voix.

— Est-ce que tu es détendue ?

Elle marque une pause.

— Parce que, bon, hum, il y a quelque chose…

Ce n’est pas vraiment dans le genre de Miranda de bafouiller autant.

— Est-ce que c’est M. Pappas ? Je savais que je n’aurais pas dû…

— Non, Alice, du calme. Ça n’a rien à voir avec le travail.

Elle s’éclaircit la gorge.

— C’est Joy. C’est inattendu, mais elle commence un nouveau boulot dans une semaine et elle aimerait profiter un peu de l’été avant de retourner travailler.

— OK. Alors elle devrait en profiter.

Je ne parviens pas à comprendre pourquoi cela contrarie autant Miranda. Elle devrait être contente que Joy ait un nouveau travail, vu comment cette fille papillonne d’employeur à employeur.

— Oui, eh bien, le truc c’est que, Alice… elle a demandé si elle pouvait aller à la maison… juste pour quelques jours. Juste pour un peu de vitamine D bien méritée.

Miranda est-elle en train de parler de cette maison ? C’est impossible. J’y suis. On m’a promis de l’intimité et de la solitude.

— Joy veut venir ici ?

Pour une fois, je ne cache pas l’indignation totale de ma voix.

— Seulement si tu acceptes. Je veux dire, la maison est assez grande pour vous deux. Elle ne te dérangera pas, je te le promets. Elle sera à la plage la plupart du temps, de toute façon. Tu remarqueras à peine qu’elle est là.

Non, crie une petite voix dans ma tête. Mais c’est la villa de Miranda. Que suis-je supposée dire ? La propre chair de ta chair ne peut pas l’utiliser parce que je suis là ? Cela va à l’encontre de toutes les règles de politesse que j’ai toujours respectées.

— Eh bien…, commencé-je, mais Miranda me coupe la parole une nouvelle fois.

— Ce sera seulement quelques jours. Elle devra rentrer et commencer son travail.

Je roule des yeux. Le niveau auquel elle s’abaisse pour sa fille, alors qu’un simple « Non, la maison est occupée » aurait suffi. Je ne connais pas très bien Joy. Je ne l’ai pas vue depuis des années, mais j’imagine que Miranda n’a pas arrêté de la gâter après qu’elle a obtenu son diplôme universitaire.

— C’est bon, Miranda. Je l’accueillerai les bras ouverts.

Mais seulement parce que tu ne me donnes pas le choix. Miranda savait très bien que je ne dirais pas non. C’est probablement bien plus facile pour elle de passer cet appel téléphonique que de dire non à sa fille. Les enfants. Ni Alan ni moi n’étions très intéressés par l’idée de fonder une famille traditionnelle. J’ai trouvé toute la satisfaction dont j’avais besoin en investissant toute mon énergie dans ma carrière.

— Merci beaucoup, je te dois une fière chandelle, répond Miranda. J’en suis bien consciente. Je te revaudrai ça d’une manière ou d’une autre, je te le jure.

Miranda se met alors à m’apprendre que Joy, qui est apparemment assise à côté d’elle pendant qu’elle passe cet appel à destination du Portugal, réserve immédiatement son vol. Elle sera là demain après-midi. Pas besoin d’aller la chercher à l’aéroport, elle prendra sa propre voiture. Une voiture de location que paiera Miranda, j’en suis sûre. Lorsque je pose mon téléphone, mon état de relaxation s’est presque entièrement dissipé. Finies, mes vacances. Tandis que je prépare une simple salade, je pense à diverses façons de faire payer Miranda pour ça. C’est elle qui tenait tant à ce que je parte en congé en premier lieu. Cela montre envers qui elle est le plus loyale. Les liens du sang sont toujours plus forts que ceux de l’amitié, même si nous sommes amies depuis avant la naissance de Joy.

Pendant que je mange ma salade en surplombant la piscine, je dépasse ma limite personnelle d’alcool quotidien en buvant deux nouveaux verres de vin.

Curieuse de la suite ?

Continue à lire ou découvre où acheter « Découvrez la traduction de "Season of Love" » en entier.

Voir où lire la suite →

Commentaires (0)

Connecte-toi ou crée un compte pour laisser un commentaire.

Aucun commentaire pour le moment. Sois la première à en laisser un.

Ouvrir dans un nouvel onglet ↗

📅
Quand as-tu lu ce livre ?

Même approximatif, ça nous aide à avoir des statistiques plus justes.

Installer LezFix sur iPhone/iPad