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📖 Extrait gratuit — Chapitre 1 : Maëva à Chapitre 2 : Alix
Chapitre 0 — Chapitre 1 : Maëva
  1. Chapitre 1 : Maëva
  2. 🔒 Chapitre 2 : Alix
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Encore, Maîtresse ! · Nels , Megguy B

Lire Encore, Maîtresse ! en ligne gratuitement Chapitre 1 : Maëva

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Un doux parfum familier et gourmand me chatouille le nez. Des croissants ! Puis, de douces caresses sur ma poitrine nue. J’ouvre un œil et tombe sur le beau visage de ma femme : Alix. Ses mèches blondes retombent sur son épaule et ses yeux bleus me scrutent. Enfin, un magnifique sourire se dessine sur ses lèvres.

— Bonjour, mon amour, la salué-je.

— Coucou, mon ange. Tu dors toujours autant qu’un chat au soleil, murmure-t-elle, malicieuse.

Je m’étire tel un félin, exagérant ma posture pour la provoquer. Mon corps se cambre, et mes fesses se collent à son bassin.

— Tu es la tentation incarnée, soupire-t-elle.

Je ris, fière de moi, mais sursaute au moment où Alix me claque la fesse en m’intimant de me lever.

— Hum, encore, Maîtresse !

Elle lève les yeux au plafond et secoue la tête, amusée.

— Tu es insatiable. Si tu es sage aujourd’hui, je réfléchirai à une récompense.

Sa promesse me retourne le ventre, j’ai hâte. Je ne me lasse jamais de nos jeux coquins, à tout moment de la journée et même de la nuit.

Alix s’éloigne déjà et je l’entends sortir des tasses et mettre la table.

Je me lève et enfile sa chemise de la veille, abandonnée sur une chaise. Elle m’enveloppe de son odeur.

Le petit-déjeuner est silencieux. Pas besoin de parler quand le regard dit tout. Nos pieds s’effleurent sous la table, Alix caresse ma cheville tendrement. Nos doigts jouent ensemble, s’entremêlent, s’accrochent. Je la contemple entre deux gorgées de thé. Elle est magnifique et je l’aime un peu plus chaque jour.

👠 👠 👠

Nous passons la porte vitrée de MaeLix Styles, main dans la main. La jeune femme de l’accueil nous salue d’un sourire un peu trop appuyé à mon goût quand je remarque qu’elle a les yeux fixés sur Alix, qui lui répond d’un clin d’œil, ce qui me pique légèrement. Je sais qu’elle aime jouer, même en public. Surtout en public, et cela m’agace.

Mes talons résonnent sur le marbre, un peu plus lourds que d’habitude. Je suis crispée, ce qui n’échappe pas à ma femme.

Nous entrons dans l’ascenseur. À peine les portes se referment-elles qu’Alix se tourne vers moi. Son regard me transperce. Il y a cette flamme et cette autorité douce qui me coupent le souffle à chaque fois.

Sans un mot, elle me plaque contre la paroi avec son corps, ses paumes à plat de chaque côté de mon visage. Puis ses lèvres fondent sur les miennes avec fougue. Son baiser est possessif, je m’accroche à elle comme si la cabine allait se décrocher et partir en chute libre.

Elle s’interrompt, et son regard descend lentement, telle une caresse sur mon corps. Soudain, elle s’accroupit devant moi. Ses mains remontent le long de mes cuisses, sous ma jupe. Elle prend son temps, effleure, explore, et savoure ma nervosité. Quand ses doigts agrippent l’élastique fin de mon string, je retiens mon souffle. D’un geste sûr, elle le fait glisser jusqu’à mes chevilles. Je ne dis rien. Je suis suspendue à son bon vouloir, telle la soumise que je suis avec elle.

Elle le ramasse, le plie délicatement et, en se redressant, le glisse dans la poche intérieure de sa veste. Son sourire est celui d’une prédatrice qui vient de marquer son territoire.

— Je le garde, murmure-t-elle simplement.

Je la regarde dans les yeux. Elle est à quelques centimètres de moi, il est à peine huit heures, et je suis déjà dans tous mes états.

Je passe ma main derrière sa nuque, l’attire à moi et l’embrasse à mon tour, tendrement.

— Je t’aime, Maîtresse, soufflé-je contre ses lèvres.

Elle ferme les yeux une fraction de seconde. Quand elle les rouvre, c’est une lueur de malice qu’elle me laisse entrevoir. Celle d’un jeu qui ne fait que commencer.

Les portes s’ouvrent, le monde reprend. Nous saluons quelques membres de l’équipe. Alix rayonne. Moi, je garde mon masque, celui que tous mes employés connaissent, même si je me suis adoucie.

👠 👠 👠

J’entre dans la salle de réunion, plusieurs visages familiers sont déjà installés. Gladys, qui a quitté son poste d’accueil depuis maintenant deux ans. Trop brillante pour rester cachée dans le hall. Son aisance naturelle avec les mots et les tendances l’a menée tout droit au service marketing. Elle discute avec Sabine, sa compagne, qui la dévore des yeux. J’ai promu l’amie d’Alix au poste de codirectrice, je pense avoir déteint un peu sur elle, car un seul regard suffit à marquer son autorité. Je souris à cette pensée, la douce Sabine a bien changé, elle a pris de l’assurance.

Au bout de la table, mon fidèle ami, Paolo, comme toujours, drapé d’une écharpe colorée qui tranche avec le minimalisme du décor. Il n’a pas changé, lui. Toujours aussi excessif et passionné. Et son accent réchauffe toujours autant les cœurs.

Plus loin, Pascale, notre chère comptable qui nous quittera bientôt pour profiter de sa retraite. Elle l’appréhende autant qu’elle l’attend. Son absence se fera sentir, car rien ne lui échappe.

La réunion débute calmement. Alix, assise à côté de moi, croise les jambes, et son genou effleure le mien.

Les chiffres, les échantillons, les projections, tout y passe, et MaeLix Styles est au sommet de sa gloire. Sabine prend la parole, et se tend légèrement, elle va nous annoncer une mauvaise nouvelle.

— Les ventes du magazine sont en baisse de manière continue depuis deux trimestres. Il faudra réagir rapidement si on veut éviter que cela ne devienne structurel.

Un silence s’installe autour de la table. Les regards se croisent, mais personne n’intervient. Je me contente de tourner légèrement la tête vers Alix alors qu’une boule de nerfs gonfle dans mon ventre. Deux trimestres ! Et elle n’en parle que maintenant ? C’est une blague ?!

Alix pose sa main sur mon genou et la remonte doucement sur ma cuisse nue. Ses ongles s’enfoncent dans ma peau comme un avertissement.

Je me racle la gorge. En surface, rien ne déborde, mais à l’intérieur… un souvenir me revient.

Trois ans plus tôt, presque jour pour jour, j’avais hurlé sur mon équipe. La brûlure de ma punition se rappelle à moi et je me tortille sur ma chaise. J’avais les fesses tellement rouges que je n’ai pu m’asseoir pendant quarante-huit heures. Chaque frottement du tissu me rappelait que je n’étais pas invincible. Que mon pouvoir pouvait s’exprimer autrement. Alix m’a changée, je ne suis plus cette femme aigrie et pleine de haine.

Je reviens au présent en posant les yeux sur Paolo. Il joue avec le capuchon de son stylo, puis se redresse.

— Il faut dou renouveau. Dé la sourprise. Quelqué chose qué les gens n’attendent pas. Moi, yé vais y penser, promis. Mais…

Il marque une pause théâtrale.

— Yé crois qué yé déjà une petite idée.

Je le fixe. Je connais ce ton et ce regard qui pétille. Paolo ne pense jamais, il crée ! Je ne dis rien, je ne pose pas de question.

— Fais-moi signe quand la lumière jaillira !

Mon directeur artistique hoche la tête avec un sourire timide. Qu’est-ce qui peut bien lui passer par la tête, encore ?

La réunion se termine sur ces derniers échanges et je regagne mon bureau. Alors que je cherche à fermer la porte, je sens une pression sur celle-ci. Alix entre, ferme derrière elle en donnant un coup de clé, et me fait face. Son regard s’accroche au mien et elle avance d’un pas. Pas besoin de mot quand Alix décide. Je recule au point de heurter mon bureau. Elle remonte ma jupe jusqu’à ma taille, dévoilant toute mon intimité. Son silence est plus éloquent que des paroles. Je te prends, parce que tu es à moi. Et je l’accepte, parce que je lui appartiens, corps et âme. Ses mains sur mes hanches, elle donne une petite impulsion afin de m’asseoir sur le bord du meuble. Le bois est froid sous mes fesses nues. Elle attrape mes genoux et les écarte avec calme, sans violence. Juste l’assurance d’une femme qui sait ce qu’elle veut. Son regard reste rivé au mien pendant qu’elle s’exécute. Elle aime dominer, ça coule dans ses veines. Elle n’a encore rien fait et pourtant, je sens déjà l’excitation envahir mon entrejambe. Puis, Alix s’agenouille, pas dans un geste de soumission, au contraire, elle contrôle tout. Elle descend lentement, ses mains se posent sur mes cuisses et je retiens ma respiration. Ses lèvres approchent, mais ne me touchent pas tout de suite. Elle souffle d’abord, chaudement, et un doux frisson me parcourt. Mon bassin ondule malgré moi. Elle me fusille du regard.

— Ne bouge pas, ordonne-t-elle.

Sa langue effleure ma peau, lentement. Elle me fait languir et sait à quel point cela me rend folle. Elle ne cherche pas à me faire jouir, pas tout de suite. Elle explore. Elle goûte. Telle la maîtresse qu’elle est, elle joue avec ce qui lui appartient.

Ses mains maintiennent mes hanches, mais sans me contraindre. Je pourrais tout arrêter si je le voulais, mais je ne le veux pas. Je désire me fondre, me perdre, lui appartenir encore plus. Me soumettre.

Elle alterne les pressions de sa langue, et les rythmes. Elle sait exactement ce qu’elle fait. Elle me pousse au bord de l’extase en glissant entre mes lèvres gonflées de désir, puis se retire. Une torture exquise. Je m’entends gémir, presque suppliante. Ses yeux n’ont pas lâché les miens. Elle se recule, sa bouche luisante de mon nectar et je crève d’envie de l’embrasser. Néanmoins, je ne bouge pas.

— Tu n’as pas encore la permission, me réprimande-t-elle.

Je hoche la tête, les jambes tremblantes, le souffle court. Elle revient entre mes cuisses, reprend, plus intense, plus profond. Et quand je suis prête à imploser, elle se fige.

Bon sang, Alix !

— Demande.

— Maîtresse, je vous en supplie…

Elle attend.

— Puis-je jouir ?

Son sourire malicieux étire ses lèvres, il est cruel.

— Oui.

Et le mot suffit. C’est comme un déclic dans mon ventre. Un feu contenu, enfin libéré. Tout explose quand elle repose sa bouche sur mon sexe. Mon corps se tend, se plie, se déploie, entre ses mains, sous sa langue. Je perds la notion du temps. Lorsque mes tremblements se calment, elle se lève. Elle essuie ses lèvres avec sa langue et s’approche de moi. Elle m’embrasse doucement.

— Ta récompense pour avoir été sage.

Je ris.

— Merci, Maîtresse.

Alix passe sa main sur ma nuque et m’attire contre elle.

— Je t’aime, mon ange.

C’est ce que j’affectionne le plus chez elle. Elle sait se montrer ferme, exigeante, mais au fond, son cœur parle constamment pour elle et prend le dessus. Derrière sa fermeté, il y a généralement sa tendresse. Et dans sa tendresse, il y a toujours ce dont j’ai longtemps eu besoin. Et alors que je me rhabille, un frisson persiste dans le creux de mon ventre. Ce n’est pas la jouissance, c’est l’empreinte qu’elle laisse sur moi. Celle de son pouvoir, et du mien que je lui donne, jour après jour, sans condition.

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