🧪 Aperçu desktop en essai — visible uniquement dans ton navigateur · désactiver
Ton livre sur Lez Fix ? · 🧪 Bêta V08.279
i
L'application peut contenir des erreurs, n'hésitez pas à nous écrire pour nous envoyer vos commentaires.
📖 Extrait gratuit — Livre 1 - Chapitre 1 à Livre 1 - Chapitre 3
Chapitre 1 — Livre 1 - Chapitre 1
  1. Livre 1 - Chapitre 1
  2. 🔒 Livre 1 - Chapitre 2
  3. 🔒 Livre 1 - Chapitre 3
Ce livre vous plaît ? 🌐 Site officiel Acheter sur Amazon

Entre tes mains — l'intégrale collector · Charlie Moon

Lire Entre tes mains — l'intégrale collector en ligne gratuitement Livre 1 - Chapitre 1

Vues : 2 706 vues

LOUISE

Antoine, je t’assure ! Tu t’inquiètes pour rien.

― Vraiment ? C’est la troisième fois ce mois-ci, et nous ne sommes que le quinze ! Alors tu devrais prendre les choses un peu plus au sérieux, si tu veux mon avis…

― Eh bien, je ne te le demande pas, justement !

― Louise, s’il te plaît…

Au téléphone avec le commissaire depuis cinq minutes seulement, je me sens déjà fébrile. Victime depuis plusieurs mois de menaces en tous genres, je ne prenais pas vraiment les choses au sérieux jusqu’à ce coup de fil. Les intimidations sont monnaie courante lorsque l’on exerce le métier de juge d’applications des peines. Les confrontations sont quotidiennes, les représailles inévitables. Nous en avons tous conscience, et je m’y suis rapidement habituée. Il ne m’avait donc pas semblé utile d’avertir Antoine, homme de justice et ami de longue date. Mais ce dernier était au courant, malgré moi.

― Mais qui t’en a parlé bon sang ? m’agacé-je.

― Là n’est pas la question.

― C’est Lily ?

― Peu importe qui me l’a dit. Mais le fait est que maintenant je suis au courant ! Et il est hors de question que je reste les bras croisés !

― Ce n’est pas la première fois, et ce ne sera assurément pas la dernière.

― Justement ! dit-il sèchement. Passe à mon bureau ce soir, je préfère que nous en parlions de vive voix.

― Tu ne crois pas que tu exagères ? Je suis sûre que tout va finir par se tasser.

― Louise !

― Antoine ?

― C’est un ordre ! Je t’attends ce soir. Et tu n’as pas intérêt de me faire faux bond…

― Sinon ?

― C’est moi qui viendrai !

Exaspérée, je raccroche nerveusement mon téléphone. Mon fauteuil fait les frais de mon agacement, en terminant violemment sa course dans le mur lorsque je m’en éjecte un peu trop brusquement. Pressée, le bruit appuyé de mes talons résonne dans tout le couloir.

Concentrée à rédiger son compte-rendu, Lily lève à peine les yeux de son ordinateur lorsque je déboule comme une furie dans son bureau.

― C’est toi ?

― Bien le bonjour à toi aussi !

― Tsss ! Bonjour ! C’est toi ?

― Oui c’est moi ! Et toi, c’est toi ?

― Lily !

― Présente !

Ma langue claque d’énervement en même temps que je lui adresse mon regard le plus assassin, ce qui ne la déstabilise pas outre mesure.

― OK Louise calme-toi, je plaisante ! Qu’est-ce qu’il y a, tu t’es levée du pied gauche ?

― Je viens d’avoir Antoine au téléphone, tu peux m’expliquer ?

― Oh ! Comment va-t-il ? répond-elle innocemment.

― Lilyyyy ! hurlé-je, en sentant mon visage s’enflammer dangereusement.

― Que veux-tu que je te dise ?

― Dis-moi que ce n’est pas toi !

― OK, ce n’est pas moi, répond-elle avec un large sourire.

― Pourquoi lui en as-tu parlé ? Je t’ai dit que je gérais la situation !

― Tu plaisantes ? Tu ne gères absolument rien Louise ! Et je n’aime pas du tout la tournure que prend cette histoire !

― Et que fera Antoine selon toi ? Ça fait partie de notre quotidien, tu le sais ! Je ne vois pas l’intérêt d’avoir alerté tout Paris !

― Antoine n’est pas tout Paris, il est notre ami ! Je suis sûre qu’il trouvera une solution. Je ne pouvais pas rester sans agir plus longtemps ! Ça va mal finir…

― Mais enfin, arrêtez de tout exagérer tous les deux ! Quelques menaces n’ont jamais tué personne !

― Quelques menaces non ! Mais quand elles sont portées à exécution, je ne suis plus d’accord ! Il est hors de question qu’il t’arrive quoique ce soit simplement parce que tu as un ego démesuré !

Lily se lève brusquement. Son regard soutient le mien avec détermination. Mes joues ont du mal à retrouver leur couleur d’origine, ce qui a le don d’accentuer mon agacement. Ce n’est pourtant pas dans mes habitudes, le self-control est mon credo. Mais ce matin, je n’y parviens pas. Aucune de nous deux ne veut céder, seule l’arrivée de notre secrétaire nous fait nous détourner légèrement l’une de l’autre. Sentant la tension entre nous, elle ose malgré tout.

― Madame la juge, Me Bonnard et son client vous attendent dans votre bureau.

― Merci, Claire, je viens tout de suite, dis-je calmement.

Le sourcil levé, je pointe mon index vers ma collègue avant de quitter la pièce.

― Tu ne perds rien pour attendre. Nous reprendrons cette discussion au déjeuner.

Les talons à peine tournés, j’entends Lily souffler. Certainement soulagée que notre affrontement touche à sa fin, je l’imagine se laissant retomber dans son fauteuil. Elle me connaît assez pour savoir que je n’en resterai pas là. Probablement déjà replongée dans son compte-rendu, elle doit espérer que je revienne plus détendue lorsque nous poursuivrons cette conversation en milieu de journée.

La semaine commence sur les chapeaux de roue et je n’aime pas ça. D’un naturel posé et calme, l’état d’énervement dans lequel je me trouve à cet instant précis ne me permet certainement pas de faire mon travail dans de bonnes conditions ni d’être suffisamment concentrée pour prendre les bonnes décisions. Un passage aux toilettes avant de regagner mon bureau s’impose. Me rafraîchir est indispensable.

L’eau froide sur mes joues m’aide à recouvrer doucement mes esprits. Mais le reflet que me renvoie le miroir ne me fait que constater ma mauvaise mine. Les évènements festifs du week-end ont laissé des traces, et les cernes sous mes yeux, malgré le fond de teint, me trahissent. Bien que peu convaincue par ma crédibilité pour les heures à venir, je dois me montrer irréprochable. Une profonde inspiration pour retrouver mon assurance, je lisse machinalement ma jupe pour en effacer les éventuels faux plis avant de me rendre à mon poste de travail avec détermination.

L’avocate et son client me saluent lorsque je passe la porte. Je leur réponds, contourne mon bureau, et m’installe face à eux avec un aplomb et un professionnalisme impeccables. J’aime mon job, mais la journée s’annonce longue et difficile.

Ayant toujours eu un goût prononcé pour la justice, je m’étais naturellement tournée vers des études de droit après l’obtention de mon bac scientifique. Mes aptitudes m’avaient permis de le décrocher haut la main avec une mention très bien. Mon master un en poche, je m’étais présentée au concours d’entrée de l’école nationale de la magistrature et avais eu l’honneur de faire partie des trente privilégiés retenus. À l’issue de trente et un mois de formation, j’étais passée d’auditeur de justice à juge d’application des peines, et ma première place au classement m’avait permis d’être prioritaire dans les affectations. C’était sans surprise que ma demande au tribunal de grande instance de Paris m’avait été accordée, il y a quatre ans.

J’enchaîne les entretiens avec les contrevenants et leurs avocats durant toute la matinée. Mon statut m’ouvre le droit de décider moi-même des modalités d’exécution pour chacune des peines. Ma maîtrise des lois et mon impartialité donnent lieu à des décisions justes, avec tout le recul nécessaire au bon déroulement de mes entrevues. Mon aisance relationnelle, mon écoute et ma diplomatie, offrent à chaque prévenu l’occasion de se défendre librement, et de me soumettre des arguments sans détour, ni retenue. Mon autorité, quant à elle, laisse peu de place à la discussion une fois ma décision rendue. Les condamnés, comme les bâtonniers, en ont pleinement conscience.

L’heure du repas arrivée, Lily et moi nous retrouvons comme à notre habitude, à l’entrée du cabinet. Plus que des collègues, nous sommes amies depuis notre enfance et avons fait toutes nos études ensemble, jusqu’à l’école de la magistrature. Sa seconde place au classement général nous a permis, pour notre plus grand bonheur, de pouvoir travailler dans le même cabinet. Lily n’a aucun secret pour moi, et inversement. Ce jour-là pourtant, un grain de sable était sur le point d’enrayer la machine de notre amitié, ce qui avait le don de me contrarier.

Installées à notre table habituelle, dans la brasserie qui fait face à notre lieu de travail, nous débutons notre repas. L’ambiance est relativement détendue pour le moment.

― Comment s’est passé ton week-end ? débute-t-elle.

― Comme un anniversaire de mariage… Fatigant !

― Raconte ! Tes parents étaient contents de la surprise ?

― C’est le moins que l’on puisse dire ! Ma mère a pleuré comme une madeleine et j’ai bien cru que mon père allait faire un infarctus.

― Et dire que j’ai loupé ça…

― Je te soupçonne de l’avoir fait exprès, lâché-je en la fixant droit dans les yeux.

― Tu sais bien que si j’avais pu je serais restée ! J’adore tes parents.

― Et ils t’adorent aussi.

Elle me sourit, fière et satisfaite de ma réponse.

― Pour une fois que Jérôme m’emmenait quelque part, je ne pouvais pas annuler…

― Je me demande s’il n’avait pas prémédité son coup celui-là.

― Oh Louise !

― Tu ne m’enlèveras pas de l’idée que ton petit ami est sournois. Il ne t’a jamais emmené en week-end surprise en presque quinze ans, et il choisit exactement celui où j’ai besoin que tu sois avec moi pour le faire.

― Arrête de voir le mal partout.

― Je ne vois pas le mal partout, je constate. Je suis juste réaliste. Et toi, tellement naïve…

Lily hausse les épaules, manifestant son indifférence avant de poursuivre.

― Tu t’es amusée ? Il y avait des personnes… intéressantes… ?

Elle me sonde en exerçant des mouvements de sourcils de bas en haut, alors que son sourire lui, devient de plus en plus franc.

― Dois-je te rappeler l’âge de mes parents et, par conséquent, l’âge des invités ?

― Je suis sûre que tu exagères ! Si mes souvenirs sont bons, lorsque ton père exerçait encore, il avait des collègues beaucoup plus jeunes que lui.

― Mais toujours trop vieux pour moi !

Déçue, Lily affiche une moue pincée. Son nez se plisse exagérément. Ses paroles sont superflues, son expression parle d’elle-même.

― Vraiment ? Rien à te mettre sous la dent… ?

― Absolument rien. Et vu tous les prétentieux du barreau, ça n’est pas près de changer.

― Et… comment elle s’appelle déjà… Ah oui ! Me Mourot ! Tu l’avais bien invitée non ?

― Oui. Et ?

― Et elle est plutôt canon, il me semble…

― Canon mais nymphomane ! répliqué-je en levant les yeux au ciel.

― Cela ne te ferait peut-être pas de mal de passer un moment avec une nympho, Lou…

Je manque de m’étouffer sur sa remarque. Sa façon de me fixer, avec son immense sourire, me met de plus en plus mal à l’aise.

― Elle couche avec tout le monde ! Les femmes comme les hommes, d’ailleurs.

― Voyez-vous cela ! Et comment tu sais ça toi ?

Malgré mon assurance habituelle, mon amie a le don de me déstabiliser. Mon regard se détourne d’elle. Je me rends compte que mes paroles ont précédé mes pensées. Piètre menteuse, je tente malgré tout de maintenir le cap.

― Je le sais, c’est tout.

Lily est loin d’être dupe. Je comprends immédiatement à sa réaction qu’elle se doute que je lui cache quelque chose. Sa curiosité la pousse à creuser davantage. Penchée plus franchement sur la table, elle me questionne discrètement, un ton plus bas :

― Louise ? Tu as couché avec Me Mourot ?

― Non, arbitré-je.

― Louise ?

― En fait… Bon, il est possible qu’un jour, nous ayons fait le trajet du retour depuis la prison jusqu’au cabinet ensemble, et que… dans un moment d’égarement… je me sois laissée tenter lorsqu’elle a proposé de garer sa voiture… dans un endroit un peu plus… tranquille…

Je rame pour avoir un air détaché en même temps que je livre mon explication, et tente de paraître aussi convaincante que possible. Je replace machinalement une mèche de cheveux derrière mon oreille, tout en l’évitant toujours du regard.

― Sans blague ! Tu t’es envoyée Me Mourot ? À l’arrière d’une voiture… ?

― Lily, baisse d’un ton tu veux !

― La vache Louise, j’en reviens pas ! poursuit-elle avec le même volume.

Je la fusille du regard. Sa bouche, restée grande ouverte sur mon aveu, témoigne de sa surprise.

― Je n’en reviens pas que tu te sois envoyée Me Mourot ! Non parce que là franchement, y’a pas d’autre terme possible ! Et sur la banquette arrière d’une bagnole qui plus est !

― Oh ça va ! Toutes mes excuses, madame la sainte nitouche !

― Ce n’est tellement pas toi…

― Qu’est-ce que tu en sais après tout ? Moi aussi j’ai des besoins, figure-toi ! chuchoté-je. Tu sais comme moi que nos horaires nous laissent peu de temps pour faire des rencontres ! On s’est croisées plusieurs fois et… on a sympathisé. Et puis finalement, si on fait abstraction de son côté nympho, c’est une personne très agréable !

Essayant en vain de me convaincre moi-même, je suis de moins en moins à l’aise. Mon réflexe de rassembler nerveusement les miettes de pain sur la table trahit mon embarras. Sans lever les yeux, j’essaie de poursuivre.

― Je t’avoue que ce jour-là avait été plus éprouvant que d’habitude et… je n’étais pas vraiment moi-même…

― C’est à n’en pas douter.

― L’occasion s’est présentée, je l’ai saisie…

― Tu aurais eu tort de te priver.

― Ce n’est pas comme si j’avais couché avec une parfaite inconnue ?

― Sans aucun doute !

― Et puis entre adultes consentantes, je ne vois pas où est le problème !

Particulièrement amusée par la situation, Lily joue de ma maladresse. Ses yeux me fixent, son sourire en coin est exagérément diabolique.

― Ah mais il n’y a aucun problème, ma chérie !

― Parfait !

― Parfait.

― Donc le sujet est clos.

Il m’est, en général, facile de mettre un terme à une conversation lorsqu’il me semble en avoir fait le tour, ou lorsqu’elle tourne en ma défaveur. Tenir les rênes, garder le contrôle en toute circonstance. C’est ce qui me caractérise. Lily connaît ma façon de fonctionner, mon besoin de tout maîtriser. Et heureusement, elle ne m’en tient jamais rigueur.

Mes couverts déposés dans mon assiette que je repousse, je croise les bras devant moi sur la table en lui lançant brusquement un regard interrogateur.

― Quoi ? se braque-t-elle, soudainement mal à l’aise à son tour.

― Tu crois vraiment que tu vas réussir à éviter le sujet durant tout le repas ?

― Je ne vois vraiment pas de quoi tu parles.

― Ne me prends pas pour une idiote, tu veux ?

― Ok Louise ! Oui j’en ai parlé à Antoine, parce que je m’inquiète pour toi !

― Tu ne devrais pas.

― Si je le dois ! Tu es mon amie et je pense que même toi ça te dépasse ! Des petites menaces sur des bouts de papier glissés sous la porte du cabinet passent encore, moi aussi j’en ai eu ! Mais des pneus crevés, un pare-brise explosé et des mots dans ta boîte aux lettres, à ton domicile, pour moi ça devient trop sérieux !

― En quoi est-ce plus sérieux ?

― Ça me semble pourtant tellement évident… Mais enfin Louise, ils savent où tu habites ! Ils t’ont probablement suivie ! Ils connaissent ta voiture, et sûrement tes habitudes. De toute évidence, ils n’ont pas l’air décidé à te laisser tranquille !

J’avoue que je ne sais pas comment réagir face à ses arguments. Je la sais très intuitive et pour une fois, c’est vraiment très perturbant. Elle n’est pas du genre à s’inquiéter pour rien, et le doute me prend d’assaut. Il paraît évident que je n’ai pas vu les évènements sous cet angle. Lily étant très déterminée, j’ai maintenant conscience que je ne pourrai pas m’en sortir si facilement. Ne souhaitant pas augmenter ses craintes, je fais en sorte de la rassurer.

― OK, tu as gagné.

― Mais on ne joue pas Louise ! Il n’est pas question de savoir qui gagne ou qui perd ! Qui a raison ou qui a tort ! On parle de ta sécurité ! Et je suis vraiment très inquiète…

― D’accord, calme-toi… J’irai voir Antoine ce soir et j’en discuterai avec lui.

― Et pas de cachotteries ! Ne minimise pas une fois de plus, ou bien j’irai le voir moi-même !

― Oui chef !

― Je ne rigole pas Lou.

― Oh je sais, il n’y a qu’à voir ta tête ! Tu me ferais presque peur.

― Mmh…

― Promis !

Son regard reste accroché au mien. Celui qui sous-entend : « Je ne te lâcherai pas ma vieille ! ». S’enfonçant dans sa chaise, elle se détend doucement, et son visage se décrispe petit à petit. Je lui adresse un clin d’œil complice avant de regarder ma montre.

― Félicitations madame la juge ! Nous n’avons même pas le temps de prendre un dessert.

― Appelle ta nympho, je suis sûre qu’elle se fera un plaisir de t’en offrir un… me taquine-t-elle en pouffant de rire.

― Très amusant !

Faussement fâchée, je lui lance sèchement ma serviette de table pour protester. Elle la rattrape in extremis avant qu’elle n’atteigne son visage. Amusées, nous nous levons pour payer et regagnons nos bureaux.

Curieuse de la suite ?

Continue à lire ou découvre où acheter « Entre tes mains — l'intégrale collector » en entier.

Voir où lire la suite →

Commentaires (0)

Connecte-toi ou crée un compte pour laisser un commentaire.

Aucun commentaire pour le moment. Sois la première à en laisser un.

Ouvrir dans un nouvel onglet ↗

📅
Quand as-tu lu ce livre ?

Même approximatif, ça nous aide à avoir des statistiques plus justes.

Installer LezFix sur iPhone/iPad