Chapitre 0 — Chapitre 1 : Nuages d'orage
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Les choix d'Irène · Le Jardin de Sappho
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La chaleur est accablante. Irène n’en a cure. Elle se trouve si bien à l’ombre du cerisier qui commence à se charger de fruits, bien protégée par sa grande capeline de paille, vêtue d’une robe légère de mousseline aérienne de couleur abricot. Elle lit. Elle lit, allongée sur un transat. Elle a choisi le roman d’un nouvel auteur dont elle a découvert l’existence dans les pages du « Figaro » depuis qu’elle est rentrée d’Allemagne. Bien que la couverture de l’ouvrage, d’un jaune peu engageant et à la typographie minimaliste, n’incite pas à l’ouvrir, Du côté de chez Swann de Marcel Proust la ravit indubitablement. Elle ne peut approuver les critiques qui jugent ce roman « passablement ennuyeux ». Elle aime ces longues descriptions et l’introspection de l’auteur qui ne sont pas éloignées de ses propres préoccupations.
Irène de Liévain a vingt-six ans. Elle est arrivée un peu par surprise, alors que ses parents n’avaient pas réussi à avoir d’enfants au bout de vingt ans de mariage. La grossesse de Laure a été assez difficile. Sa mère, mais également son père, en ont été récompensés en découvrant qu’ils avaient une fille, ce dont ils avaient toujours rêvé. Espérée et unique, elle avait été évidemment gâtée par ses parents.
Lorsqu’elle souhaitait quelque chose, elle le demandait humblement à ses géniteurs, avec un sourire irrésistible. Ainsi, une fois qu’Irène a obtenu son certificat d’études à l’école communale du village, elle a réussi à se voir accorder de ses parents la possibilité de continuer sa scolarité au collège de jeunes filles de Cambrai. Après avoir décroché brillamment le Certificat d’études secondaires, Irène a fait partie de la trentaine de jeunes filles à obtenir le baccalauréat en 1906. Munie de ce prestigieux diplôme, elle aurait pu en rester là et prétendre même embrasser une carrière d’enseignante. Cela ne l’a pas satisfaite, car elle voulait aller plus loin, et étudier en Angleterre et en Allemagne. Cette fois-là, il fut beaucoup plus compliqué de faire céder ses parents. Que leur fille continuât ses études à l’étranger était une perspective qui leur déplaisait profondément. Leur principal motif était qu’une jeune fille de bonne famille ne pouvait absolument pas se retrouver seule dans un pays étranger, et puis Irène était en âge de se marier et mieux valait pour elle de trouver un époux convenable que de s’aventurer hors des frontières de la France. Cependant, à force de cajoleries ou au contraire de longues bouderies, la jeune fille eut enfin l’autorisation de s’inscrire au Lady Margaret Hall à Oxford pour une durée d’un an qu’elle prolongea d’un autre. Les mêmes manœuvres de séduction ou de mauvaise humeur lui permirent ensuite de passer deux autres années à l’université de Heidelberg.
Quand elle regagna la France en 1911, elle était parfaitement trilingue français – anglais – allemand, avec une connaissance solide de l’histoire et des littératures anglaise et allemande qui auraient pu lui permettre d’accéder à un poste prestigieux d’enseignante, mais à vingt-trois ans, elle commençait à faire partie de la cohorte des « vieilles filles ». En outre, si elle est jolie, il lui manque malheureusement le charme qui fait de certaines des « femmes fatales ».
Son unique véritable attrait réside dans sa crinière, lisse, dense et brune, arrangée en couronne et coiffée d'un petit chignon, conformément à la tendance actuelle. Corporellement, elle est robuste. Pendant ses années d'études, elle s'est adonnée à tous les sports accessibles à son genre. Déjà à l'adolescence, elle excellait en équitation, en natation intrépide, en marche résistante, précise et endurante dans la crosse en plaine. Des compétences qu'elle a réutilisées dans le golf. Ses attitudes détonnent dans cette société qui prône la discrétion et l'effacement chez les femmes. Elle se tient devant les autres avec l'assurance d'une personne qui maîtrise son propre destin. Par moments, elle prend le dessus dans ses conversations, à l'image de son affrontement avec ses parents pour obtenir le droit d'étudier librement. Quand elle remporte la victoire, ses grands yeux d'un bleu profond brillent comme un vin exubérant, et elle gazouille comme un oiseau chantant sa joie.
Nul cas n’est cependant désespéré. Le 14 juillet 1913 lors du bal offert par la sous-préfecture de Cambrai, elle a fait connaissance d’un jeune homme d’une trentaine d’années, physiquement assez avenant, avec une belle tête carrée couverte d’une barbe noire impeccablement taillée, et ornée de lunettes à monture d’or. Sa conversation, fluide et cultivée l’avait tout de suite séduite. Jacques Robert était un brillant ingénieur des mines qui exerçait dans le Valenciennois. La soirée ne s’était pas terminée sans qu’il sollicitât de faire sa cour à Irène auprès de ses parents. Une réponse positive intervint alors sur-le-champ. À l’hiver 1913, Irène et Jacques avaient été officiellement fiancés.
L’hyménée prévu pour l’automne suivant est accepté par Irène en tant que tel. Malgré sa farouche volonté de s’élever au-dessus de sa condition féminine, elle n’en reste pas moins attachée aux valeurs de la société, et elle croit sincèrement aux vertus du mariage. En outre, elle a découvert chez Jacques une ouverture d’esprit qui détonne agréablement avec ce qu’on pourrait appeler la phallocratie qui a prévalu jusqu’à présent. En effet, il ne s’oppose nullement à ce que sa future femme puisse mettre à profit ses connaissances pour exercer un métier, quel qu’il soit.
Non, ce qui gêne Irène, ce sont les conséquences « physiques » de cette union. Elle est assez cultivée pour savoir précisément ce qui se passera lors de leur nuit de noces. Elle n’est pas bégueule, ni encore moins coincée, se sentant parfois même envahie d’une langueur sensuelle qui l’a quelquefois menée à des actes considérés par son milieu comme hautement répréhensibles, mais l’idée même de copulation la perturbe indéniablement. Cependant, elle se morigène souvent en se disant que tout cela est dû à sa peur.
***
Cet après-midi du 29 juin 1914 tire à sa fin. Il va être temps pour Irène de se changer pour le dîner, en outre, Jacques y est invité.
Un peu avant le repas, la jeune femme se trouve dans le salon en compagnie de sa mère. Cette dernière est Laure de Liévain, née de Pollinchove. Elle a aujourd’hui soixante-six ans et accuse une beauté fanée. La maternité tardive d’Irène l’a marquée physiquement. Elle s’est mariée très jeune. Cette union était à la fois un mariage d’amour, Gustave de Liévain en étant très épris, de raison, joignant ainsi deux noms anciens de la noblesse locale, mais également financier. La famille de Pollinchove, malgré son nom prestigieux de plusieurs siècles, était complètement désargentée. Ou Gustave de Liévain, lui, en dépit de la modicité de ses quartiers de noblesse, sans être à la tête d’une fortune colossale, vivait largement de la brasserie dont il avait hérité de son père et dont les produits connaissaient une certaine renommée dans le Nord.
Comme un fait exprès, Gustave et Jacques arrivent en même temps. Les deux hommes sont en grande discussion et ont l’air très préoccupés. Laure prend la parole.
— Mais, dites-moi Messieurs, vous avez l’air de porter toute la misère du monde sur vos épaules !
— De mauvaises nouvelles que nous avons lues dans les journaux. N’en avez-vous pas entendu parler ? lui répond Gustave.
— Comment aurions-nous pu le faire ? intervient Irène. Tu les as embarqués avant de partir à la brasserie.
— C’est exact. Il faudra demander à Lesage de nous livrer deux exemplaires afin que vous puissiez en conserver un. Pour en revenir à votre question, si vous les aviez lus, vous auriez appris que l’archiduc François Ferdinand d’Autriche, héritier du trône des Habsbourg a été assassiné par un activiste serbe hier après-midi à Sarajevo.
— Je ne vois pas ce qui motive votre préoccupation. Tout cela ne nous concerne nullement, s’exprime Laure.
Les deux hommes échangent un sourire avec Irène. Ils savent que cette dernière pourra lui répondre.
— Demandez donc à votre fille. Elle, a parfaitement compris ce que cet événement peut avoir comme conséquences.
— C’est cela, dites-moi carrément que je suis stupide.
— Non, maman, tu n’es pas stupide, mais je connais ton peu d’intérêt pour les choses politiques, s’empresse de répondre Irène.
— Alors, explique-moi donc ma Minou.
Irène ne sait pas si l’emploi de son surnom familier de la part de sa mère est ironique ou simplement affectueux.
— C’est très simple. Tu sais quand même que depuis 1870 notre principal ennemi est l’Empire allemand. Il en va de même pour le Royaume-Uni et l’Empire russe. C’est à cet effet que la France a signé en 1904 l’Entente cordiale avec la Grande-Bretagne et qu’à partir de 1906 est venu s’y joindre l’Empire russe, créant ainsi de fait la Triple Entente. Parallèlement à cela l’Empire allemand s’est allié avec l’Autriche-Hongrie et l’Italie sous la forme de la Triplice.
— Certes, mon ignorance ne va pas jusqu’à méconnaître cela. Mais, je ne vois toujours pas le rapport avec l’assassinat de ce pauvre homme.
— Je reconnais que ce n’est pas évident, mais les choses sont logiques. Il faut également savoir que la Serbie a conclu une alliance avec la Russie. Cela signifie que si on attaque ce pays des Balkans, le tsar sera contraint de déclarer la guerre à l’Autriche-Hongrie. Par le truchement des alliances plusieurs pays risquent de se retrouver en guerre. En outre, tu dois quand même savoir que la situation internationale est très tendue, ce qui risque d’aggraver les choses.
— Oh, mon Dieu, ce que tu peux être pessimiste !
— Je crains, chère Laure, qu’Irène soit tout à fait réaliste, intervient à son tour Jacques. Il est certain qu’avec cet assassinat nous risquons d’entrer dans des périodes de ténèbres et de souffrances. Cela d’autant plus que l’Empire allemand semble très belliqueux à notre égard et que, de notre côté, la France ait tiré l’enseignement de la guerre de 70 en réformant ses forces armées.
— Et alors ? Dans ce cas, en quelques semaines nous pourrons ainsi reprendre l’Alsace et la Lorraine qui nous ont été volées, rétorque Laure de Liévain.
— Que Dieu t’entende, maman, mais j’ai bien peur que cela ne soit pas aussi simple.
L’arrivée de la bonne annonçant que le dîner va être servi met fin à point nommé à ce dialogue porteur d’inquiétude. Les convives, sans doute d’un accord tacite, ne le prolongent pas une fois à table.
— Tiens, s’exclame Gustave, les Douay viennent enfin d’acquérir une automobile. Parmi les gens qui ont les moyens à Saint-Piat, ils étaient les derniers réfractaires.
— Et vous verrez, mon cher Gustave, intervient Jacques, que ce moyen de transport va se démocratiser dans les années qui viennent.
— Eh bien, eh bien, dit Laure, où va-t-on les mettre ?
— Sur les routes ! s’esclaffe le fiancé d’Irène.
— Vous verrez qu’il y en aura tellement sur celles-ci que nous irons plus vite à pied ou à cheval, ironise Gustave que tout le monde suit dans un grand éclat de rire.
— En parlant d’automobiles, puisque tu es une championne de cette activité, pourrais-tu me conduire demain après-midi à Cambrai pour le dernier essayage de ma dernière robe chez la couturière ? demande Laure à sa fille.
— Demain après-midi, cela ne me convient pas de trop, répond l’intéressée, j’avais promis à Fine de passer l’après-midi avec elle.
Comme à chaque fois que l’on évoque Fine, la conversation se tend et l’ambiance s’acidifie.
— Je t’ai déjà dit, ma chérie, que je préférerais que tu gardes tes distances avec elle, répond sèchement Laure.
— Mais pourquoi, bon sang ? Elle était ma meilleure amie d’enfance et à l’école. Vous étiez tous les deux contents de nous voir passer nos journées ensemble. Depuis que je suis revenue de mes études à Cambridge et Heidelberg, on dirait qu’elle s’est métamorphosée en une pestiférée vis-à-vis de vous et même de nombreux habitants du village. Alors, si elle est devenue infréquentable, il vous faut être plus précis dans ce que vous lui reprochez.
— Ce n’est aucunement notre rôle. Tout ce que je peux te dire, c’est qu’il serait bien venu que tu limites tes relations avec elle.
« Pour en revenir à ce que je t’ai demandé, je pense qu’il vous est tout à fait possible de remettre votre rencontre. En ce qui me concerne, il faut absolument finaliser ma robe pour que je puisse la porter samedi prochain pour le dîner chez les Wexsteen.
— Soit, je lui téléphonerai demain matin, finit par capituler Irène dont l’humeur déjà morose finit par se contrister totalement.
Non, depuis son retour d’Heidelberg, elle ne comprend pas l’ambiance délétère qui entoure désormais son amie Adolphine. Celle-ci est la plus vieille relation d’Irène. Cela fait tellement longtemps que ni l’une ni l’autre ne se souvient de comment leur amitié a commencé. Sans doute, étaient-elles voisines de classe à l’école communale. Adolphine était la fille unique de gros cultivateurs que l’on pouvait considérer comme étant riches. Très vite leurs relations avaient tenu plus de la sororité que de l’amitié. Elles passaient leurs journées ensemble, chacune voyant en l’autre la sœur qu’elle n’avait pas. Elles ont vécu leur enfance, insouciantes et heureuses de vivre. Irène se souvient de ces belles journées d’été pendant lesquelles elles se baignaient dans la Nelles, la rivière qui traverse le village et qui sert de limite sur un des côtés de l’immense propriété des de Liévain. La Nelles est une petite rivière peu large et peu profonde, à peine quatre-vingts centimètres en son milieu. L’eau y est très pure et fraîche. À tel point que jusque dans les années 80, la brasserie de Liévain y puisait son eau pour fabriquer la bière. Le fond était tapissé d’algues qui protégeaient leurs pieds de la dureté des galets. Ces bains, bien évidemment cachés aux parents, étaient des purs moments de bonheur et surtout de liberté. Ne pouvant entrer dans l’eau avec leurs sous-vêtements qui auraient mis trop de temps à sécher, elles le faisaient en tenue d’Ève. Devenues adolescentes, elles se montrèrent plus pudiques, à la fois dans leurs comportements, mais également dans leurs sentiments. Leurs seuls petits moments secrets étaient lorsqu’elles échangeaient leurs rêves sur leurs futures grandes amours.
Cette amitié avait été indéfectible jusqu’au départ d’Irène pour ses études à l’étranger. Ce fut le cœur gros qu’elles se séparèrent. Peu avant la fin de sa première année à Oxford, Irène avait reçu une lettre de Fine lui annonçant la mort de ses parents. Ne se sentant nullement taillée pour rester à la tête d’une exploitation agricole, Adolphine avait vendu la ferme à très bon prix. Elle avait alors acheté une petite maison dans le village dans laquelle elle vivait largement des rentes de son capital. Pendant la période où Irène était restée au village entre l’Angleterre et l’Allemagne, elle s’était précipitée pour retrouver son amie. Quand elle la revit pour la première fois, Irène avait été subjuguée. Deux ans plus tôt, elle avait quitté une Fine en fin d’adolescence. Le changement avec l’âge adulte avait été extraordinaire. Déjà, Irène la considérait comme étant largement plus belle qu’elle, mais la femme qu’elle redécouvrit n’avait plus rien à voir. Grande, élancée, elle avait un visage aux pommettes saillantes, un teint de peau un peu sombre, sans doute issu des nombreux ascendants espagnols caractéristiques de cette partie du Nord, qui mettait en valeur de grands yeux sombres et une bouche large. Irène avait fait connaissance de Virginie, alias Nini, une ancienne domestique de la ferme de ses parents qu’Adolphine avait tenu à garder et qui lui servait de bonne, de cuisinière, mais également de dame de compagnie puisqu’elle vivait sous le toit d’Adolphine. Du même âge que sa patronne, on aurait dit un lutin enthousiaste qui sortait d’une boîte.
Lorsque Irène revint d’Allemagne deux ans plus tard, elle avait senti la défiance qu’inspirait Adolphine à ses parents et au reste du village. Elle ne comprit absolument pas. Fine avait toujours la même tendresse vis-à-vis d’elle, et rien dans son attitude n’aurait pu présager de ce quasi-ostracisme. Sans doute devait-il y avoir une histoire de cœur avec un homme qui aurait déplu aux gens bien-pensants de Saint-Piat.
Avant d’aller se coucher, Irène se promet d’interroger son amie.
Comme convenu, le lendemain, Irène fait l’aller-retour vers Cambrai. En passant dans la campagne, mère et fille s’étonnent du nombre de coquelicots en fleur. Des milliers et des milliers. Elle n’a jamais vu cela. La touche page précédente jeune femme se souvient de ce que disait sa grand-mère paternelle, que, quand avait débuté la guerre de 1870, on avait assisté à une floraison stupéfiante de cette plante messicole , et que dans les mois qui avaient suivi cela avait été des milliers et des milliers de jeunes gens qui avaient perdu la vie. Laure qui avait alors une vingtaine d’années s’en souvient également, mais elle ajoute que le nombre de celles qu’elle voit lui semble bien supérieur à ce qu’elle avait connu. Irène, malgré la chaleur étouffante, ne peut s’empêcher de frissonner. Elle est très loin d’être superstitieuse, mais elle se sent tout de même très troublée.
***
Le 1er août qui suit, en milieu d’après-midi, le village retentit des cloches de l’église qui sonnent le tocsin d’une manière enragée. En face de la mairie qui jouxte le lieu de culte, une foule compacte se masse, trémulante d’excitation. D’excitation, mais pas d’enthousiasme. Deux affiches ont été placardées, appelant à la mobilisation générale. Il n’y a pas de surprise, les journaux ayant relaté la crise qui se nouait en Europe, mais plutôt un sentiment de mécontentement. Certes, il y a la haine des Boches qui ont volé l’Alsace et la Lorraine, mais cette mobilisation tombe mal, très mal. Les escourgeons viennent d’être moissonnés, mais si les hommes sont partis, qui va se charger de couper les blés qui sont en pleine maturité ?
Chacun retourne chez soi, qui pour se préparer à partir, qui pour s’interroger sur l’inquiétude de l’avenir.
***
Le soir, Jacques vient voir Irène et ses parents pour leur faire ses adieux. Il est mobilisé à Maubeuge dans une compagnie du 3e régiment de génie, puisqu’il s’agit de la spécialité de ce lieutenant de réserve. Bien qu’inquiète de son futur mariage, Irène ressent l’injustice d’être privée de son futur époux.
C’est la dernière fois qu’elle voit Jacques vivant.
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