Chapitre 1 — Chapitre 1
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Lire Oui, chef ! en ligne gratuitement Chapitre 1
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Laure s’apprêtait à passer la nuit chez Camille, à l’écouter, la consoler, la rassurer. En espérant que cette fois, Alex ne reviendrait pas. Cela faisait des mois – des années même – qu’elle lui brisait le cœur en la trompant ouvertement, l’humiliant devant ses amies et sa famille. Et Camille de la reprendre, dès qu’elle osait se représenter à la porte, après s’être fait larguer par une de ses conquêtes d’un soir ou d’une semaine. À chaque fois, le même manège : les larmes, les excuses, les regrets ponctués de remords. À chaque fois, Camille finissait par accepter le retour d’Alex, qui demandait pardon en jurant que cela ne se reproduirait plus. À chaque fois, les mêmes promesses lui faisaient croire que ça pouvait marcher, que dorénavant, Alex était décidée, puisqu’elle s’égosillait à lui répéter qu’elle était la femme de sa vie et qu’elle ne pouvait pas vivre sans elle… Ce qui ne l’empêchait pas, quelques semaines ou quelques mois plus tard, d’aller conter fleurette à une fille « rencontrée par hasard », dans un bar où elle n’aurait jamais dû se trouver. Quand Laure l’avait coincée entre quatre yeux pour lui demander ce qui lui avait encore pris, elle avait parlé de son besoin de liberté et des appels du pied de cette inconnue « tellement plus excitante que Camille ! » Laure s’était retenue de ne pas lui mettre son poing dans la figure. Elle ne la comprenait pas. Camille était loin d’être ennuyeuse : elle était aussi cultivée que belle, aussi drôle qu’attachante…
Cela faisait trois ans qu’elles étaient ensemble, trois ans d’amour entrecoupé de trahisons. Laure connaissait Alex depuis un bail et savait qu’elle avait ce besoin perpétuel de se rassurer en séduisant encore et encore. À l’instant même où elle avait présenté Camille au groupe, elle avait compris que ça ne collerait jamais. Et pourtant, elle n’avait jamais vu Alex aussi amoureuse. Ça devait être vrai qu’elle l’aimait, pour revenir sans cesse à elle. Mais aujourd’hui, ça faisait belle lurette qu’elle s’en était lassée et si elle finissait toujours par revenir, c’était pour la sécurité et le confort d’une relation sans surprises. Laure suspectait Alex de retourner chez elle comme on retourne chez les parents – ceux de Camille étaient aisés et lui avaient mis à disposition un grand appartement dans le centre de Paris, à deux pas du Marais. Alex avait joué la comédie un temps, profitant de l’immense trois pièces de quatre-vingt-dix mètres carrés, qui leur laissait tout l’espace nécessaire pour ne pas se marcher dessus. Mais même avec tout l’espace du monde, une relation aussi bancale était vouée à l’échec. Ça ne pouvait plus durer. De toute façon, elles n’avaient rien à faire ensemble. Alex ne la méritait pas.
Cela faisait trois fois en l’espace de six mois que Laure volait à la rescousse de Camille. À minuit et demie, elle l’avait appelée en larmes, lui demandant si elle savait où était Alex. Laure était déjà sous la couette avec un de ses polars préférés, mais elle avait immédiatement bondi hors du lit et sans réfléchir, enfilé un pantalon de jogging par-dessus son pyjama. Puis elle s’était emmitouflée dans un foulard et son manteau avant de braver la tempête pour rejoindre Camille.
Il faisait froid en cette toute fin du mois de mai et Laure se félicita de ne pas encore avoir rangé les affaires d’hiver. Les Saints de glace étaient passés, le printemps tardait à s’installer. La pluie glacée lui cinglait le visage – elle aurait dû prendre un parapluie ! Laure se mit à courir. Après tout, autant que tous ces mois de jogging lui servent à quelque chose !
Camille fut étonnée de la voir arriver si vite, trempée et haletante. Elle s’épouvanta en voyant l’état de ses vêtements et s’excusa platement de lui avoir demandé de venir. Laure était encore trop essoufflée pour parler. Elle serra Camille dans ses bras, avant que celle-ci ne décide qu’il lui fallait du thé pour la réchauffer. Sur quoi elle courut allumer la bouilloire et disparut dans la salle de bain, tandis que Laure resta les bras ballants dans son manteau ruisselant. Une petite valise trônait dans l’entrée. Elle supposa que c’étaient les affaires d’Alex, empaquetées par Camille. Lorsque celle-ci réapparut avec une serviette pour ses cheveux, Laure avait ôté son manteau, ainsi que son pantalon de jogging trempé. Un sourire apparut sur le visage de la malheureuse lorsqu’elle la vit en pantalon de pyjama :
— Je suis désolée : je n’aurais jamais dû t’appeler à cette heure-ci… s’excusa-t-elle encore, tandis qu’elles se dirigèrent vers la cuisine.
À peine Laure s’était-elle assise que Camille fondit en larmes devant la bouilloire.
— On devait partir à Deauville ! geignit-elle tandis que les larmes dévalaient ses joues.
D’où la présence de la valise… pensa Laure, qui ne put réprimer un sentiment de déception mêlé de frustration. Elle aurait préféré qu’elle contienne les affaires d’Alex et que Camille la flanque enfin à la porte ! Regardant son amie s’éponger les yeux à l’aide d’un essuie-tout, elle se mordit la lèvre pour ne pas lui faire part de ses réflexions. À la place, elle se surprit à lui dire :
— Et si on partait toutes les deux, puisque la valise est déjà faite ?
Camille se retourna, des larmes plein les yeux, pour la fixer comme si elle avait vu le messie.
— Non, vraiment tu es adorable de vouloir me remonter le moral, mais je crois que dans ces circonstances, j’aurais trop de mal à en profiter. On remet ça aux beaux jours, tu veux bien ?
— Bien sûr ! C’était juste une idée en l’air, lui répondit Laure en prenant une grande gorgée de thé brûlant, qu’elle faillit recracher sur la table.
— Alex devait passer hier soir, mais elle n’est jamais venue… Elle m’a envoyé un message tard pour me dire qu’elle m’appellerait en sortant du boulot aujourd’hui, mais comme je m’y attendais, depuis, c’est silence radio. Je parie qu’elle fait la fête quelque part, à l’heure qu’il est…
— Peut-être qu’un dinosaure lui a mangé son téléphone portable ? lui suggéra Laure, essayant vainement de trouver quoi dire pour stopper l’avalanche de larmes.
Elle se leva et ouvrit ses bras. Camille s’y jeta aussitôt, pour pleurer dans ses cheveux déjà mouillés. Laissant sa tasse de thé maudit sur place, Laure escorta la malheureuse au salon.
— Je pensais être à l’abri, à l’intérieur ! On dirait les chutes du Niagara ! Tu crois vraiment qu’elle mérite tout ce chagrin ?
Camille se laissa tomber dans le canapé avec une boite de mouchoirs en papier.
— Non, tu as raison. Je m’en veux, tu sais, de toujours retomber dans le panneau. Si tu savais comme elle me fait souffrir !
— Je crois que j’en ai une petite idée ! répondit Laure en réprimant un bâillement.
Et Camille de lui raconter, pour la énième fois, comme elles avaient été heureuses, au début de leur relation, combien elle l’aimait, pour lui pardonner toutes ses incartades, à quel point elle avait été naïve, lorsqu’Alex lui avait dit que c’était la dernière fois et avec quelle force elle la détestait, à ce moment précis, pour ce qu’elle lui faisait subir. Elle parlait sans discontinuer, allongée sur le canapé, la tête sur les genoux de Laure, consommant jusqu’au dernier des mouchoirs de la boîte posée sur son ventre. Tantôt elle pleurait tout son désespoir en serrant un coussin en forme de smiley dans ses bras, tantôt elle exprimait sa colère en tapant du poing sur le canapé et en traitant Alex de tous les noms.
Laure la laissait parler, connaissant leur histoire par cœur. Elle n’aimait pas voir Camille dans cet état. Cela lui faisait de la peine de la voir souffrir, non seulement lorsqu’Alex la trompait, mais également lorsque celle-ci finissait par revenir la bouche en cœur, sachant pertinemment que l’histoire se répéterait. Laure ne comptait plus les fois où Camille l’avait appelée en larmes, ne sachant pas où se trouvait celle qui était censée partager non seulement son appartement mais aussi sa vie. Alex était une amie de longue date, mais Laure en venait à la détester pour ce qu’elle faisait à Camille. Cette fois, Alex avait fait très fort, pour réussir à la planter après lui avoir promis une escapade à la mer ! Et le comble, c’est qu’elle n’avait même pas eu le courage de la prévenir ! Encore une fois, la douce Camille se retrouvait seule et désemparée, le cœur meurtri à regarder ses bagages trôner dans le hall… Laure avait une furieuse envie de dire à Alex sa façon de penser, mais à la place, elle se surprit à caresser les cheveux blonds et bouclés de Camille pour l’apaiser.
Une heure plus tard, la jeune femme allongée sur le canapé n’était plus la même. Elle était sereine, nettoyée de sa rancœur, prête à affronter le monde sans Alex. Elle avait juré que jamais on ne la reprendrait à lui accorder ne serait-ce qu’une faveur. Cette fois, Laure la sentait réellement décidée à ce que les choses changent. Elle était déterminée, lasse d’avoir trop donné, d’avoir trop pardonné. Elle la surprit même, en lui avouant que si elle avait accepté le retour d’Alex la dernière fois, c’était surtout pour ne pas la voir partir avec Shadow, la chatte grise de son frère qu’elles gardaient pendant son tour du monde. Aujourd’hui, la chatte était de retour chez elle et Camille était prête à affronter sa solitude.
— Je vais peut-être même adopter un chat ! déclara-t-elle d’une voix enjouée. Qu’est-ce que t’en penses ?
— J’adore les chats, je suis pour ! Si tu veux, je t’accompagnerais.
— Tu fais quelque chose demain ? demanda alors Camille, sérieuse.
Laure ne répondant pas assez vite à son goût, elle se retourna pour la fixer de ses yeux bleu clair.
— Je suis libre demain, lui répondit Laure, oubliant qu’elle avait promis à sa mère de l’emmener au Printemps trouver un maillot de bain pour ses vacances aux Baléares.
— J’adorais caresser cette chatte… murmura Camille qui s’était remise sur le dos.
— Pardon ? J’espère que tu parles bien de Shadow et non d’Alex, parce que je ne veux rien savoir de votre vie intime !
Camille pouffa de rire, lui jetant le coussin smiley à la figure.
— Je suis sérieuse. La gardienne de l’immeuble me parle souvent des chats qu’elle nourrit pour le compte d’une association, du côté de Clignancourt. J’aimerais bien offrir un foyer à l’un d’entre eux.
— Tu veux pas un chaton ? lui demanda Laure, surprise.
— Non, je veux donner une chance à un chat de la rue. Pas besoin de les avoir petits pour créer un lien indéfectible. Mes parents ont toujours pris leurs animaux en refuge et que ce soit les chiens ou les chats, c’étaient des bêtes adorables, affectueuses, fidèles et tolérantes envers les autres ! Chacun avait son histoire – ils étaient conscients de la chance qu’ils avaient et nous aussi. Je préfère en prendre un déjà adulte, calme et posé, plutôt que d’être réveillée par un chaton qui atterrit sur ton visage toutes griffes dehors parce qu’il a vu un cil bouger !
— Ça sent le vécu !
— Quand Shadow était petite, on l’avait gardée une fois ou deux, pour le week-end. Ah, ce que j’adorais jouer avec cette chatte…
— Tu recommences !
— Demain matin, je parle à la gardienne. Tu restes, cette nuit ?
Laure hésita. Elle n’avait pas spécialement envie de malmener ses vertèbres encore une fois sur le canapé, mais n’avait pas la force de remettre ses vêtements mouillés pour rentrer. Camille se leva et lui dit :
— Je t’apporte un oreiller et une couverture.
Enroulée dans un plaid, Laure mit longtemps à trouver le sommeil. N’arrivant pas à trouver de position confortable, elle finit par se redresser. Mais qu’est-ce que je fous là ? se demandait-elle en boucle, s’en voulant de ne pas être rentrée. C’était une chose d’être présente pour Camille, une autre de sacrifier son dos dans ce canapé trop mou. S’il était confortable pour s’y pelotonner assise, il se transformait en hamac si on tentait de s’allonger dedans. Laure laissa tomber sa tête sur le dossier en soupirant. Plus elle s’énervait et moins elle avait envie de dormir. Se rappelant leur conversation, elle était heureuse de savoir que Camille voulait enfin regagner sa liberté, en annonçant à Alex que cette fois, c’était bel et bien fini et qu’elle ne pouvait plus revenir, ne serait-ce que pour squatter. Mais est-ce qu’elle en serait seulement capable ? Laure se rallongea en chien de fusil et posa sa tête sur l’oreiller. Il avait la même odeur que les cheveux de Camille ; probablement lui avait-elle donné un des siens, trop fatiguée pour faire des efforts de literie. C’est alors que la texture de ses boucles filant entre ses doigts lui revint en mémoire. Souples et lisses, ses cheveux étaient doux comme la soie. Mais qu’est-ce qui lui avait pris de les lui caresser ? Pourvu qu’elle ne se fasse pas d’idées, se dit Laure en glissant petit à petit dans un sommeil agité.
Dans ses délires oniriques, elle se faisait marteler le dos par un sumo qui lui faisait un massage thaï en appuyant de tout son poids sur ses reins. Des éclats de voix s’insinuèrent dans ses rêves torturés. Deux personnes se disputaient, un bébé pleurait. Sortant petit à petit de son sommeil, Laure réalisa que les voix étaient bien réelles. Ouvrant les yeux, elle entendit Alex depuis l’entrée, essayant de convaincre Camille :
— Allez, j’ai ma bagnole en bas : je t’emmène à la mer ! On regardera le jour se lever sur la plage !
— Non, mais t’as vu l’heure ? Et puis je ne partirai pas avec toi ! C’est fini, nous deux et cette fois, je suis sérieuse. C’est terminé !
— Ok, on ne part pas tout de suite. On va se coucher et peut-être que tu auras retrouvé tes esprits demain matin.
— C’est pas moi qui sens l’alcool ! Je n’ai jamais eu les idées aussi claires : c’est fini, Alex, tu comprends ? Tu n’iras pas te coucher avec moi, tu repars d’où tu viens et tu me laisses tranquille !
— Putain, Camille, puisque je te dis que je n’aime que toi ! Allez, sois raisonnable, quoi !
Laure était embêtée. Quoi faire ? Elle n’avait aucune envie d’assister à la scène, mais il lui était impossible de s’éclipser discrètement, étant donné qu’elles occupaient l’entrée. Elle se redressa, s’enveloppant dans le plaid. Il n’y avait plus qu’à espérer qu’Alex reparte ou qu’elles aillent dans la cuisine, auquel cas elle pourrait filer sans être vue.
— La seule chose raisonnable à faire, c’est de mettre fin une fois pour toutes à cette relation que j’étais la seule à entretenir ! Tu m’as trompée à tour de bras, Alex ! rétorqua Camille, d’une voix décidée.
— Oui et je le regrette, parce qu’aucune d’entre elles ne t’arrive à la cheville, Camille ! Tu dois me croire quand je te dis que je t’aime ! C’est vrai, tu es même la seule fille que j’aie jamais aimée ! Allez, laisse-nous une chance !
— Tu as eu plusieurs chances, Alex et je suis lasse d’attendre quelqu’un qui n’est jamais là. J’ai passé l’âge de papillonner ! J’ai envie de construire, avec quelqu’un qui m’aime réellement et me respecte – pas avec quelqu’un qui ne peut pas s’empêcher d’aller voir ailleurs !
— Ça va changer, je te le promets ! Allez, viens ! On part à la mer, ça nous fera du bien ! On se retrouvera et on fera des projets !
— Des projets ? Tu es incapable de t’engager ! Nous n’avons aucun avenir ensemble, Alex ! Alors va-t-en, s’il te plaît, sors de ma vie !
— Putain, ne fous pas tout en l’air, Camille ! On était bien ensemble ! Allez, on va se coucher ! On y verra plus clair demain !
Laure hésita : devait-elle intervenir, au risque d’arriver comme un chien dans un jeu de quilles ? Elle n’avait pas très envie de se mêler de ce qui ne la regardait pas, mais d’un autre côté, Camille avait l’air décidé et Alex devenait franchement lourde.
— Va-t-en, Alex !
— Camille, s’il te plaît, fais pas ta tête de mule ! Je t’aime, quoi ! Tu ne vas quand même pas me foutre à la porte ? J’ai pas la force de discuter toute la nuit, là ! Fais ce que tu veux, moi, je vais me pieuter !
Laure réagit alors au quart de tour, bondissant hors du canapé pour rejoindre le hall d’entrée, encore enroulée dans son plaid :
— Elle t’a demandé de partir, Alex.
— D’où tu sors, toi ? Et de quoi je me mêle ?
— Camille m’a appelée, alors je suis venue.
Mêle-toi de ce qui te regarde !
— Ne complique pas les choses. Respecte sa décision.
— Dégage, Laure ! J’habite ici ; pas toi, que je sache !
— Plus maintenant. Prends tes affaires et laisse-moi tranquille, Alex ! intervint Camille.
— Je vois, vous vous êtes liguées contre moi, c’est ça ? C’est dégueulasse ! Et toi que je prenais pour une amie !
— Oui, une amie qui est là quand on en a besoin. Je te raccompagne, si tu veux, on parlera.
— Putain, c’est pas à toi que je veux parler, c’est à Camille !
— Ben moi, j’ai aucune envie de discuter au milieu de la nuit ! Et puis il n’y a rien de plus à dire.
— Ok, je vais aller squatter chez mon frère quelques jours et on discutera quand tu seras prête. Et sans ton garde du corps !
Alex tourna les talons et franchit le seuil pour disparaître dans les escaliers. Laure regarda Camille, se demandant comment elle allait réagir. Déjà, elle l’avait surprise en ne fondant pas en larmes et en ne pliant pas devant Alex. Sur son visage, elle lisait davantage de soulagement que de tristesse.
— Écoute, je vais rentrer aussi. Je crois que tu as besoin d’être seule et je dormirai mieux dans mon lit. Appelle-moi si tu veux qu’on aille voir des chats ensemble !
Camille restait plantée dans l’entrée sans réaction, comme anesthésiée.
— Ça va aller ?
— Oui ! Enfin, ça fait bizarre… Comme si ce qui vient de se passer n’était pas réel ! Je ne lui avais encore jamais tenu tête comme ça ! Tu crois qu’elle a compris ?
— Oui, mais je pense qu’elle va insister… Alors ne baisse pas ta garde ! Si tu ne veux pas qu’elle puisse rentrer, je te conseille de laisser la clé dans la porte !
— D’accord… Bon, je te laisse aller dormir ! Désolée que tu aies dû assister à ça ! Rentre bien !
— Donne-moi de tes nouvelles, ok ?
— Promis !
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