Une parfaite connasse · Kyrian Malone
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* * *
Vous êtes-vous déjà demandé comment on devient une parfaite connasse ?
Je ne parle pas de la caricature hystérique qu’on croise sur les réseaux sociaux, non, je parle de la vraie. Celle qui a cessé de se faire marcher dessus, de s’excuser, de confondre gentillesse et soumission !
Alors je n’ai pas de recette miracle, ni de diplôme officiel mais je pense être devenue experte depuis que j’ai croisé la route d’une pétasse… Et croyez-moi, elle m’a appris tout ce qu’il fallait savoir sur la manière de perdre ses illusions, de ramasser ses morceaux… et de comprendre exactement comment reprendre le pouvoir !
Alors je dois vous prévenir, si vous cherchez un manuel de développement personnel, vous vous êtes trompée de livre. En revanche, si vous êtes curieuse de voir comment une fille ordinaire apprend – parfois violemment – à ne plus laisser personne lui marcher dessus, restez avec moi.
Je vais vous raconter comment tout a commencé.
Tout d’abord, sachez que je suis heureuse… heureuse et pleine de vie. J’en veux, je suis une fonceuse, je m’éclate, et comme vous vous en doutez, j’ai plein d’amies !
* Toussote. *
Quand j’étais au lycée, j’étais tellement populaire que je ne pouvais pas y échapper.
Seulement, comme on dit : mieux vaut être seule que mal accompagnée.
Et à Northfolk, croyez-moi, il valait parfois mieux être invisible qu’invitée au bal.
Alors, j’ai décidé – forcée – d’en avoir qu’une seule (amie). Elle s’appelait Allison Meyers. Enfin… elle n’est pas morte.
Elle n’est jamais très loin.
Ou trop près… parfois.
Mais je reviendrai sur cette histoire d’amitié après vous avoir présenté cet entourage inoubliable qui a nourri mes années de lycéenne populaire.
Oui. Faut dire ce qui est. Il faut être honnête. D’une façon ou d’une autre, on est tous populaires.
On a tous notre instant de gloire. Ou de… « dégloire ».
Je sais que ce mot n’existe pas, pas la peine de faire comme tous ces gens sur les réseaux maniaco-dépressifs qui hurlent qu’on a écrit un mot qui ne veut rien dire.
Vous m’avez comprise, c’est l’essentiel. Et si ce n’est pas le cas, tant pis pour vous.
Quoi qu’il en soit, pour ma part, c’était l’option numéro deux.
Comment je suis devenue populaire ?
C’est arrivé lors de mon premier jour au lycée de Northfolk.
Premier conseil : lorsque vous faites votre rentrée, n’essayez pas de vous habiller sexy.
Surtout quand vous coincez votre jupe dans la portière de la voiture de votre mère qui démarre en trombe.
Cette erreur m’a valu le surnom de « Ficelle ».
Oui, je sais. Classe.
Le cerveau humain est redoutablement créatif dans ce genre de moment.
Surtout chez les footballeurs.
Eh oui, parce que comme dans tous les lycées dignes de ce nom, le mien avait son équipe de football renommée et réputée.
Les joueurs étaient pris pour des dieux vivants. Des statues de muscles ambulantes avec le QI d’un distributeur de boissons.
Le capitaine ? J’y viens. Steve Doyle.
Vous pensez que c’est une gueule d’ange ?
Eh bien non. Pas du tout.
C’est de lui – et d’une autre personne que je vous présenterai après – que je garderai à vie ce surnom ridicule de « Ficelle ».
Mais j’aurai ma revanche. Patience. Le karma aussi va au lycée et vous savez quoi ? Une réputation, ça ne s’efface pas (), alors autant apprendre à s’en servir à bon escient.
Mais dans l’attente, et pour en revenir à Steve Doyle, vous vous doutez bien qu’une bonne équipe de football ne va pas sans son escadron de cheerleaders.
Et croyez-moi, les footballeurs n’ont pas été mon pire cauchemar.
Non. Le vrai danger portait des pompons.
Deuxième conseil : ne jamais surestimer la solidarité féminine.
Les cheerleaders sont pires que les footballeurs.
Sans vouloir nommer personne…
Shirley Lewis. (Oups, trop tard.) Capitaine des cheerleaders.
Fille superficielle, fille à papa, qui avait sans doute oublié de s’acheter un cerveau pendant les soldes chez Gucci, il y a dix ans.
Si, si. Je l’aime bien. Elle est…
* Pause calculée *
Gentille… Lorsqu’elle dort… J’imagine…
Ma mère, évidemment, m’avait chaudement conseillé de m’inscrire dans l’équipe des cheerleaders.
Mais voyez plutôt le résultat.
Je m’étais dit :
« Oui, pourquoi pas, Larson ! Lance-toi ! Maman sait se faire belle, elle sait ce qui est bon pour toi, elle plaît à tout ce qui réfléchit avec autre chose qu’un cerveau. »
C’est dire.
Seulement, l’essai de la pyramide humaine m’a valu trois mois de plâtre.
Et une très légère humiliation publique, à base de rotule déboîtée et de jupe envolée.
Alors revenons à ma chère et tendre mère, qui m’a toujours soutenue pendant toutes ces années.
Avec ses conseils pleins de grâce, de maquillage et d’ambitions à talons aiguilles.
Troisième conseil : ne croyez pas à ce dicton idiot : « Telle mère, telle fille ».
Vous vous demandez maintenant qui est ma mère ? Comment elle est ?
* Soupir appuyé, presque rageur. *
Eh bien… Imaginez un mélange de Sharon Stone et de Charlize Theron. Non, je n’exagère pas ! C’est ma mère.
Oui, celle qui ressemble à une pub pour une marque de parfums, mais en version réelle, criante de gloss et sans Botox.
Je vous laisse deviner pourquoi elle avait du succès… et pourquoi j’ai passé des années à essayer de me convaincre que je devais absolument l’écouter. Prendre exemple sur elle. Suivre ses pas… dans ses talons aiguilles, bien sûr.
Mon père ? Il doit me rester une photo d’archive…
À moins que ma mère ne l’ait brûlée avec le reste.
Donc non, je ne l’ai jamais connu. Et à vrai dire…
Valait sans doute mieux pas, vu l’estime très relative que je porte aux hommes.
Quoi ? Vous ne saviez pas ? Remarquez. Personne ne le sait. Ce n’est pas comme si je lançais systématiquement des petites piques misandres dès que l’occasion m’en est donnée. D’ailleurs, ce mot ne devrait même pas exister puisque… non, non, pas de politique, ni ici, ni plus jamais.
Donc pour en revenir à ma mère, je me doute que vous ne pouviez pas deviner qu’elle était du genre canon.
Mais il y a autre chose que je ne vous dis qu’à vous. Je suis lesbienne. Et figurez-vous qu’il y a des inconvénients à ne pas le dire. Mais quand on est déjà une ado qu’on surnomme déjà « Ficelle », avouer en plus à tout le lycée qu’on est lesbienne…
Ce n’est pas ce que j’appelle un plan de carrière brillant.
Pourquoi et comment je le suis devenue, me demanderiez-vous ?! J’y viens. Ne soyez pas si pressés. Il faut savoir garder le meilleur pour la fin.
Alors, qui m’a permis de me révéler homo ?
Je vous le donne en mille : Hale Mackey.
Non, vous ne rêvez pas. Il s’agit bien de Hale.
LA Hale. LA star incontestée du lycée.
* Soupir *
Ce n’est pas moi qu’elle venait chercher en cours.
C’était cette garce de Shirley.
Vous vous souvenez ? La cheerleader.
Oui, elle. L’incarnation vivante de l’injustice hormonale.
Parce que oui, appelons un chat un chat : c’est une garce.
Elle se tapait déjà le capitaine de l’équipe de football, mais apparemment, ça ne lui suffisait pas.
Elle avait besoin d’ouvrir… ses horizons avec MA Hale.
Ah ! Mais je ne vous l’ai pas dit ? J’ai oublié ?!
* Fausse innocence. *
Hale et notre cher capitaine Doyle… s’amusaient à s’échanger leurs copines, de temps en temps.
Comme on échange une playlist. Ou une paire de baskets trop petites.
Et là, vous me direz :
« Pourquoi tu n’es pas sortie avec Doyle, histoire d’avoir Hale ? »
Non mais… vous m’avez regardée ?! => Est-ce que j’ai la tête à sortir avec un Doyle ?
Et maintenant, vous vous demandez évidemment : comment une fille pouvait-elle être la star du lycée en couchant ouvertement avec des filles ?
Je vous réponds sans détour : elle avait un don.
Le don d’organiser des fêtes gigantesques que personne n’oubliait.
Le genre de soirées où débarquaient des garçons et des filles venus tout droit de l’université.
Le genre de soirées où certaines filles osaient venir en maillot de bain… Et faire des trucs classés bien avant la lettre « Y » sur les chaînes câblées.
Hale peut tout se permettre.
Même ça : faire en sorte qu’un puceau ait sa première fois avec une fille, le jour exact où il l’avait décidé.
Vous vous demandez comment ?
Elle est la fille d’un homme d’affaires capable de tout se payer.
Et elle, elle pouvait tout faire. Absolument tout.
Quand elle voulait. Avec qui elle voulait.
* Rage sourde. *
SAUF MOI !!!
Mais ce n’est pas tout. Encore une dernière personne à vous présenter dans ces années de gloire… qui n’étaient clairement pas les miennes.
Josh. Le meilleur ami de Hale.
Celui qui sait tout d’elle, qui la suit comme une ombre, partout, tout le temps.
Un duo inséparable dans toutes les magouilles, les fêtes, les plans plus ou moins tordus.
Moi, je regardais beaucoup. Je parlais peu. Et je retenais tout. .
Et évidemment, puisqu’une fille comme Hale ne peut pas être amie avec le plus moche des garçons… Il avait aussi un visage d’ange. Un de plus. Une belle gueule. Derrière laquelle se cache un gros pervers. Un type qui profite aussi de tout ce que Hale peut lui offrir.
J’ai nommé : des filles. Des filles, des filles… et encore des filles. Les trois mots-clés de Hale.
Son alphabet personnel.
J’ai vécu ce premier jour d’horreur, ce premier jour de lycée.
Mais le pire du pire, celui qui restera à jamais gravé dans l’encyclopédie maudite de Northfolk pour les siècles des siècles…
Le bal de promo, juste avant la remise des diplômes. Ce jour-là, pour certains, c’est celui de la gloire, de l’accomplissement sexuel, de la robe blanche, du slow, de la limousine, etc…
Pour moi, ce fut le jour de la déchéance.
Ces trois ans ont fini exactement comme ils avaient commencé.
Je ne rentrerai pas dans les détails douloureux qui ont marqué ma vie à jamais, pas encore du moins, pas tout de suite.
Mais je garde cette photo.
Juste pour ne pas oublier.
Vous vous demandez ce qu’il s’est passé après ça ?
Combien de temps s’est écoulé après ces trois années de lycée ?
Eh bien… je suis partie à l’université.
Hale, elle, avait redoublé deux fois sa dernière année avec Josh.
Deux années interminables où j’ai dû continuer à croiser leurs visages dans les couloirs. Deux années où je n’avais même plus le goût de me lever le matin. Mais deux années où j’ai presque réussi à faire oublier ce foutu surnom de « Ficelle ».
Pourquoi je dis presque ? Tout simplement parce que, lorsque Hale et Josh ont fini par débarquer dans MON université, tout pouvait recommencer.
Je voulais tout reprendre à zéro. Me faire oublier. Ou du moins, faire oublier qui j’étais au lycée.
Le campus, c’était censé être le début d’une nouvelle vie. Un terrain vierge. Un monde sans casiers, sans pompons, sans surnoms humiliants.
Mais non. Le passé vous rattrape toujours. Et il a souvent un très bon GPS.
Et comme je n’étais pas encore totalement adulte, j’ai fait la bêtise de faire comme toutes les autres étudiantes…
Sortir avec un étudiant !
Enfin… deux, pour être exacte. Et tous les deux en même temps.
MOI !
Oui, moi, la fille lesbienne… Déchéance. Toujours et encore.
Mais j’ai une excuse !
Je m’ennuyais de Hale. Oui, je sais.
Ils étaient… comment dire… spéciaux.
Genre « rejetés par la génétique et récupérés par le désespoir ».
Résultat des courses ?
Après un combat sanglant – au sens presque littéral – entre eux, pas entre moi et mon bon goût ! Je les ai plaqués tous les deux. Je n’avais pas d’autre choix.
Et puis, soyons honnêtes : je savais pertinemment que je ne pouvais pas aller au lit… avec ça.
Beurk. Trop dégueu. Même pour une punition divine.
Comment ai-je pu sortir avec deux garçons après tout ce que je viens de vous raconter, me demanderez-vous ?
Eh bien… c’est tout simple. J’ai eu une aide. Une mauvaise conseillère, mais une aide quand même.
Une fille. Trop canon.
Genre le cliché de série pour ados, saison 3, épisode piscine.
Elle était déjà dans mon ancien lycée, mais on ne s’était jamais parlé. Probablement parce que ses seins avaient plus de contacts sociaux que sa bouche.
Je l’ai écoutée parce que je m’étais dit que peut-être… juste peut-être… j’aurais pu tester ce que je savais déjà de moi, avec elle. Mais ce que j’avais oublié, c’est qu’elle était complètement nymphomane.
Je vous présente donc Hailey Mac Donald : blonde, poitrine bombée, sex-appeal programmé pour la distraction massive.
Chaudière de service qui allumait tous les beaux mecs du campus. Et parfois même leurs pères.
Elle pensait qu’en me refilant ces deux gigolos – qu’elle avait déjà testés, validés, puis recyclés – j’arriverais à sortir de ma dépression et de ma cure de Prozac.
Mais rien n’y faisait. Rien n’y ferait jamais.
C’est à ce moment-là que j’ai rencontré Jennifer Lowell.
La rédactrice en chef du journal universitaire.
(On se connaissait au lycée aussi, mais on n’était pas copines.
Pour cause : elle sortait ELLE AUSSI avec Hale.
Oui. Encore une.)
Jennifer était tout aussi canon… mais coincée.
Raide comme un tableau Excel.
Et pourtant, on s’est bien trouvées, elle et moi.
Remarquez, ça changeait des conversations que j’avais avec Hailey, ça remettait un peu d’équilibre dans la balance de la normalité. Même si je n’ai jamais su ce que la normalité était vraiment.
Et c’est ainsi qu’on s’est retrouvées à quatre copines :
Jenny, Allison, Hailey et moi. La politico, l’intello, la chaudière… et la lesbienne.
Ensemble, on a terminé nos études, main dans la main, vers la prétendue « libération » du système scolaire, celui censé nous former à vivre les plus belles années de notre vie : celles d’après.
Celles censées être le sommet de l’évolution sur la chaîne alimentaire. Ne plus se faire bouffer… enfin, bouffer les autres.
Rassurez-vous, je n’avais jamais perdu de vue notre superbe star intergalactique : Hale. Toujours elle.
Elle avait une réputation aussi vaste à l’université qu’au lycée.
Pourquoi ? C’est simple.
Elle connaissait déjà tous les mecs « cotés » du campus alors qu’elle n’était encore qu’en terminale.
Évidemment, Josh restait son meilleur ami.
Steve s’était greffé à leur duo toxique pour former un trio de choc, prêt à poursuivre ses aventures étudiantes en toute impunité.
Josh et Steve avaient rejoint l’équipe de football de l’université.
Et Hale, elle, continuait de faire ce qu’elle faisait le mieux : organiser des fêtes grandioses. Et forcément, plus on monte les échelons de la vie étudiante, plus les fêtes prennent de la puissance. Champagne, drogues douces, jacuzzi, DJ live, caméra dans les toilettes. Rien ne manquait.
Vous êtes censées me demander si j’avais déjà mis les pieds dans ce genre de fête.
Merci de vous intéresser à ma vie sociale.
La réponse est… non ! Évidemment que non !
Vous imaginez « Ficelle » débarquer à une soirée de Mackey ?
Question stupide.
C’est comme envoyer une chèvre au bal des loups.
Parfois même, les fraternités censées rester entre mecs demandaient à Hale, une fille, de leur organiser leurs plus grandes soirées de beuverie et de débauche.
Et le plus fou ? Elle était même parvenue à faire payer l’entrée de certaines de ses soirées.
Oui, oui. Payer. Pour aller se torcher d’alcool et de drogues. C’est ce qu’on appelle du génie commercial appliqué à la décadence.
Mais le pire… Oh, le pire.
La chose la plus abominable qu’elle m’ait faite – et là, vous n’allez jamais me croire ! Vous n’êtes pas prêtes… Elle s’est envoyée ma mère. Oui, vous avez bien lu.
Ma mère. À moi.
Et le plus fort ?
Elle ne sait toujours pas que c’est MA mère. Mais ma mère, ELLE, savait très bien que c’était MA Hale.
Ça ne l’a pas empêchée de se la taper. Sans même cligner des faux cils. Et comment elle me l’a dit ?
Je vais vous le dire.
Un jour, tranquillement, elle m’a annoncé qu’elle avait voulu « élargir son expérience sexuelle ».
Qu’elle en avait assez des hommes, parce qu’ils lui faisaient tous la même chose. (On ne veut pas savoir évidemment.)
C’est super, non, pour une femme de plus de cinquante ans ?
Une mère moderne, pleine de ressources. Et de libido.
Mais ce n’est pas tout. Elle s’est aussi envoyé ma meilleure amie, Allison. Oui, Allison Meyers… après qu’elle soit devenue un top model sponsorisé par les hormones, le maquillage et le karma en folie.
Voilà.
Vous avez les grandes lignes.
Maintenant… c’est ici que mon histoire va commencer.
Du moins, celle que je vais vous raconter.
Parce que – désolée – ce n’est pas moi le personnage central.
Pas cette fois.
Je vais vous parler d’une pétasse. D’une de celles qui vous oblige à réagir et à devenir… une connasse.
Bienvenue dans les aventures de Hale Mackey, racontées par l’incroyable et incontournable journaliste en cheffe Larson Evans.
J’ai nommé : moi.
(Et pas « Ficelle », merci.)
Enfin… ça, l’incontournable journaliste, c’est ce que j’aurais aimé être au moment où je vous parle.
La vérité ?
Aujourd’hui, deux ans après avoir intégré le Daily Folk, je suis toujours… l’assistante du célèbre reporter Jack Newman. Oui. Rien que ça. La gloire à portée de badge.
Vous êtes prête à entrer dans ma vie ?
Alors c’est parti.
La suite te tente ?
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