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📖 Extrait gratuit — Une plage de rêve – Chapitre 1 à Une plage de rêve – Chapitre 5
Chapitre 1 — Une plage de rêve – Chapitre 1
  1. Une plage de rêve – Chapitre 1
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  4. 🔒 Une plage de rêve – Chapitre 4
  5. 🔒 Une plage de rêve – Chapitre 5
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Une plage de rêve · Kadyan

Lire Une plage de rêve en ligne gratuitement Une plage de rêve – Chapitre 1

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1 - Arrivée

Assise sur mon sarong étalé sur le sable blanc, à l’ombre d’un cocotier, je regardai la mer bleu turquoise qui s’étalait à l’horizon, à peine piquetée au loin de quelques voiliers, et soupirai. Je doutais une nouvelle fois d’avoir pris la bonne décision. Débuter un an de voyage en venant seule dans un endroit de rêve pour me retrouver ainsi, assommée par la chaleur à m’ennuyer. Cette carte postale de rêve pour Européens sevrés de soleil était plutôt un endroit pour les couples amoureux. Et j’étais seule. Je soupirai encore une fois.

Face aux douces vagues qui venaient lécher le sable fin, à quelques mètres de moi, je me sentais bien peu en harmonie avec la nature pourtant magnifique qui m’entourait, entre les cocotiers inclinant doucement leurs palmes sous la brise marine et les hibiscus aux fleurs rouges éclatantes un peu plus loin… Allais-je rester ?

J’étais arrivée la veille en bus puis en bateau depuis Bangkok. Le trajet dans ces espaces confinés tout juste climatisés avait été difficile en ce mois de mars 1992. Après m’être gelée en Europe, je transpirais désormais, vêtue d’un short et d’un t-shirt, ma peau blanche enduite de crème solaire. Même à l’ombre, la réflexion de la lumière pouvait donner des coups de soleil. Je n’avais pas envie de me retrouver de la couleur d’un homard ébouillanté comme cela m’était souvent arrivé.

Un livre fermé à côté de moi, le stylo dans la main, je tentai d’écrire quelques notes et réflexions dans mon journal de voyage. Je me demandai, une fois de plus, si cette idée de tout quitter pour une année entière était bien judicieuse. La solitude me pesait déjà. En revanche, même si je logeais dans une cahute en bambou succincte, le confort ne me manquait pas, pas encore. Non, j’avais quitté des amis parfaits afin d’oublier une histoire d’amour malheureuse, pourtant terminée depuis deux ans. Et aussi pour voyager, répondre à des questions que je me posais depuis des années et surtout vivre ma vie afin de ne pas avoir de regrets plus tard. Comme je le disais à qui voulait l’entendre, je ne voulais pas arriver à cinquante ans, me retourner sur mon passé et avoir des regrets. Mais que c’était dur de rester ici, seule.

Mon regard quitta la page blanche, que je n’avais guère remplie jusqu’ici, et s’attarda sur les jeunes femmes thaïs qui jouaient avec les petites vagues. Elles se baignaient tout habillées sans se rendre compte que leurs t-shirts mouillés - et moulants - soulignaient leurs formes et les rendaient encore plus sexy. Je souris en m’imaginant les rejoindre et sauter dans l’eau à leurs côtés. L’une d’entre elles attira particulièrement mon regard. Elle avait de longs cheveux noirs qu’elle rejetait en arrière d’un mouvement gracieux de la tête à chaque fois qu’elle se redressait dans l’eau. Son t-shirt blanc devenu translucide avec l’eau de mer ne laissait pas grand-chose à l’imagination, d’autant qu’elle ne portait pas de soutien-gorge. Ses tétons dressés étaient un appel irrésistible. Oubliant ma timidité avec les femmes, je me levai de mon sarong et me rapprochai en souriant de la rive, tentant un « hello » un peu enroué. Elle éclata d’un rire joyeux en me répondant dans sa langue. Je me sentis stupide, je n’avais même pas appris à dire « bonjour » et « merci » en thaï. Résolution pour la suite de mon séjour : apprendre au moins un mot nouveau par jour et pratiquer avec une jolie fille ! Au diable ma réserve habituelle, j’étais là pour oser. J’avais un an pour tenter toutes les expériences que je désirais faire et que mon éducation avait jusqu’à présent bloquées.

Tout en jouant moi aussi avec les petites vagues, je lui parlais en anglais et bougeais beaucoup les mains. Elle me répondait en thaï et nous éclations de rire, amusées par notre tentative de grande conversation. Son t-shirt était si transparent que l’aréole de ses seins était visible au travers. Malgré tous mes efforts, je n’arrivais pas à empêcher mes yeux de fixer cette partie de son anatomie. Au bout d’un certain temps, elle remarqua mon intérêt et me tendit la main en m’indiquant la plage.

— House ?

Me demandait-elle où j’habitais ? Je pointai vers les huttes en forme de tentes, alignées juste à l’arrière de la plage, sous le ruban de cocotiers qui la bordait. Elle me sourit et, dégoulinantes, nous prîmes la direction de mon logement. Lorsque j’ouvris la porte, la pénombre nous accueillît. Elle s’engouffra dans la petite et unique pièce sobrement meublée et me tira derrière elle. À peine la porte refermée, ses lèvres fraîches et salées se collèrent aux miennes. Immédiatement, le désir qui m’avait tourmentée en la regardant sauter dans l’eau avec ses amies explosa dans mon bas-ventre.

Je saisis le bas de son t-shirt mouillé et le passait par-dessus sa tête avant de poser mes mains sur ses petits seins bien ronds. Étrangement, elle ne tenta pas d’ôter mon maillot, elle se contenta de passer ses doigts lentement sous les échancrures. Chaque passage glissait plus loin que le précédent. Je haletai dès que le bout de ses doigts toucha ma toison. Ma bouche s’empara de ses seins. Du bout des dents, je mordillai le mamelon bien rigide alors que ses doigts écartaient mon maillot pour glisser le long de mon clitoris. Le front contre son épaule, je murmurai des mots sans suite.

— Massage, me dit-elle.

Oh, oui, un massage. Masse mes parties intimes, je suis à toi, offerte.

— Massage, ma’am ? demanda la voix, un peu plus fort.

J’ouvris soudain les yeux avant de les refermer légèrement sous l’éclat de la lumière. Une jeune femme se tenait devant moi avec une natte en paille roulée sous le bras et un sac en bandoulière. J’avais rêvé éveillée cette rencontre intime ? Quelle déception ! Cela paraissait pourtant si réel.

— Thaï massage, ma’am ? Swedish massage ? Oil massage ?

Elle insistait et me débitait avec patience tout son catalogue. Avais-je envie d’un massage après ce rêve érotique ? Je déglutis péniblement, la bouche sèche. Du coin de l’œil, je vis que les jeunes baigneuses étaient parties et qu’une Occidentale s’était étendue non loin de moi, posant un grand sac de plage rayé noir et blanc entre nous. Je remarquai que son bikini noir dévoilait des formes pulpeuses déjà joliment hâlées. Elle était magnifique.

— Sex massage possible…

Pardon ? La jeune femme devant moi avait-elle bien prononcé ces paroles ? À son sourire doux et innocent et son regard plein d’espoir qui me fixait, je constatai que j’avais imaginé les mots. Elle était moins jeune que la baigneuse qui m’avait inspirée, pourtant elle aussi était belle avec des traits fins et des cheveux noirs assez courts.

— Thaï massage, dis-je.

Je savais par expérience que les massages thaïs étaient assez douloureux. Cela me paraissait approprié, mon esprit n’avait que trop tendance aujourd’hui à se noyer dans la bagatelle. J’étais en manque et la moindre chose prenait des proportions érotiques.

Elle sourit et pointa vers les huttes. Je hochai la tête.

— How much ?

— Hundred bahts. One hour.

Cent bahts de l’heure ! Je poussai de hauts cris. C’était cher et j’étais sur un budget restreint. Tout en l’entraînant vers ma hutte, je négociai le prix. Lorsque je m’étalai sur mon lit, nous en étions à quatre-vingts bahts pour une heure et demie. Ma masseuse riait et cela lui donnait un charme fou qui ne me laissait pas indifférente.

Une plage de rêve

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