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Yearbook - Comédie · Kyrian Malone

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Bon… Paraît qu’il faut commencer par le commencement.

Alors voilà. Je suis blonde, pas très grande, j’ai les yeux clairs. Je suis heureuse, pleine de vie. J’en veux, je suis une fonceuse, je m’éclate et j’ai plein d’amis bien qu’à l’instant où j’écris, je sois seule. D’ailleurs ! Parlons-en des amis. J’en ai… Beaucoup. Croyez-moi. J’étais tellement populaire dans mon lycée il y a quelques années que je ne pouvais pas y échapper. Seulement, comme on dit, mieux vaut être seule que mal accompagnée. Vous ne comprenez pas ? C’est pas grave. J’ai décidé, d’en avoir une seule. Elle s’appelait Alyson Rosenberg. Enfin. Elle n’est pas morte, hein. Elle n’est toujours pas loin. Mais je reviendrai sur cette histoire d’amitié après vous avoir présenté cet entourage inoubliable qui a nourri mes années de lycéenne populaire. Oui. Faut dire ce qui est. Il faut être honnête. D’une façon ou d’une autre, on est tous populaires. On a tous notre instant de gloire, ou de « dégloire ». Pour ma part, c’était l’option numéro deux. Comment suis-je devenue populaire ? Lors de mon premier jour au lycée à North Folk, il y a dix ans.

Premier conseil lors de votre premier jour dans un lycée : N’essayez pas de vous habiller de façon sexy, surtout quand vous coincez votre jupe dans la portière de la voiture de votre mère qui démarre en trombe. Cette erreur m’a valu le surnom de « Ficelle ». Le cerveau humain est redoutablement créatif dans ce genre de moment, surtout chez les footballeurs. Oui, parce que comme dans tous les lycées, le mien avait son équipe de football renommée et réputée dont les joueurs étaient pris pour des dieux. Le capitaine ? J’y viens. Steve Stiffler. Vous pensez que c’est une gueule d’ange ? Et bien non ! Pas du tout ! C’est de lui – et d’une autre personne que je vous présenterai après – que je garderai à vie, mon surnom de « Ficelle » ! Mais j’aurai ma revanche. Patience. Vous vous doutez bien qu’une bonne équipe de football ne va pas sans son équipe de cheerleaders. Et croyez-moi, les footballeurs n’ont pas été mon pire cauchemar.

Deuxième conseil : Ne jamais surestimer la solidarité féminine.

Les cheerleaders sont pires que les footballeurs. Sans vouloir nommer personne, Sydney Chase, capitaine de l’équipe, fille superficielle et fille à papa qui avait oublié de s’acheter un cerveau en solde lors de la première démarque de Gucci, il y a dix ans. Je l’aime bien. Elle est… Gentille... Lorsqu’elle dort… J’imagine… Ma mère m’avait bien conseillée de m’inscrire dans l’équipe des cheerleaders et je m’étais dit « Oui ! Pourquoi pas Sarah ! Lance-toi ! Maman sait se faire belle... Elle sait ce qui est bien pour toi. Elle a du succès auprès de tout ce qui réfléchit avec autre chose qu’un cerveau. » Seulement, l’essai de la pyramide humaine m’a valu trois mois de plâtre, mais revenons-en à ma chère et tendre mère qui m’a toujours soutenue pendant toutes ces années.

Troisième conseil : Ne croyez pas à ce dicton : « Telle mère, telle fille ».

Vous vous demandez maintenant qui est ma mère ? A quoi elle ressemble ? C’est simple : Elle a tout ce qu’une adolescente peut envier à sa mère. Grande, blonde, charismatique, sûre d’elle, arrogante et très belle. Je vous laisse deviner pourquoi elle avait du succès et pourquoi j’essayais de me convaincre que je devais impérativement l’écouter et prendre exemple sur elle ! Mon père ? Il doit me rester une photo d’archive à moins que ma mère l’ait brûlée avec les autres. Donc, je ne l’ai jamais connu. Puis à vrai dire, valait sans doute mieux pas, vu l’estime que je porte aux hommes. Quoi ? Vous ne savez pas ? Remarquez, personne ne le sait (à part mes trois meilleures amies de maintenant), alors je me doute que vous ne pouvez pas le deviner. Je suis gay. Seulement il y a des inconvénients à ne pas le dire. Mais en étant une ado qu’on surnomme déjà « Ficelle », avouer à tout son lycée qu’on est lesbienne n’est pas chose très facile. Pourquoi et comment, me demanderiez-vous ?! J’y viens. Vous savez, il faut garder le meilleur pour la fin. Alors qui m’a permis de faire mon coming out ? Je vous le donne en mille : Faith Ryan ! Non… Vous ne rêvez pas. Il s’agit bien de Faith. LA Faith. LA star de tout le lycée. La fille la plus craquante qui soit. Brune, cheveux longs, une allure féline, un air insolent et un petit cul de déesse quand elle mettait son cuir noir. Et bien oui, mais non… Ce n’est pas moi qu’elle venait chercher en cours, c’était cette garce de Sydney. Vous vous souvenez ? La cheerleader. Oui, c’est une garce. Elle se tapait déjà le capitaine de l’équipe de football, mais en plus, elle avait besoin d’ouvrir ses… horizons... Avec MA Faith !

Oh…. Mais je vous ne l’ai pas dit ? J’ai oublié ?! Faith et notre cher capitaine Stiffler s’amusaient à s’échanger leurs copines de temps en temps. Vous me direz alors. « Pourquoi je ne suis pas sortie avec Stiffler pour avoir Faith ?! » Non, mais vous m’avez vue ? Est-ce que j’ai la tête à sortir avec un Stiffler ? Et là, vous vous dites : « Comment une fille pouvait-elle être la star du lycée en couchant ouvertement avec des filles ?! » Je vous réponds clairement : elle a un don. Elle a le don de faire des fêtes gigantesques que personne n’oublie. De faire en sorte que des garçons et des filles de l’université viennent chez elle. Que des filles osent venir en maillot de bain et faire des trucs classés avant le « Y ». Elle pouvait tout faire. Même faire en sorte qu’un puceau ait sa première fois avec une fille le jour qu’il le souhaitait ! Vous vous demandez comment ? Elle est la fille d’un homme d’affaires qui peut tout se payer ! Elle peut faire ce qu’elle veut quand elle veut et surtout… Avec qui elle veut ! SAUF MOI !!!

Mais c’est pas tout. Encore une dernière personne à vous présenter dans ces années de gloire qui ne sont pas les miennes : Josh ! Le meilleur ami de Faith, celui qui sait tout sur elle, qui la suit comme son ombre. Deux inséparables dans tous les coups. Encore un visage d’ange derrière lequel se cache un gros pervers. Qui profite aussi de tout ce que Faith peut lui donner. J’ai nommé. Des filles. Des filles et encore des filles. Les trois mots clés de Faith !

J’ai eu ce premier jour d’horreur, ce premier jour de lycée, mais le pire des pires, celui qui restera à tout jamais gravé dans l’encyclopédie de North Folk pendant des millénaires, est celui du bal de promo avant la remise des diplômes. Ce jour est pour certain celui de la gloire, de l’accomplissement sexuel, mais il est resté pour moi, celui de la déchéance. Ces trois ans ont fini comme ils avaient commencé. Je ne rentrerai pas dans ces détails douloureux qui ont marqué ma vie à jamais.

Vous vous demandez ce qu’il s’est passé après cela ? Et bien je suis partie à l’université. Faith avait redoublé deux fois sa dernière année avec Josh. Deux années où je n’avais plus le goût de me lever le matin. Mais deux années où j’ai presque pu faire oublier ce surnom de « Ficelle ». Pourquoi je dis presque ? Tout simplement parce que lorsque Faith et Josh sont enfin arrivés dans MON université, tout pouvait recommencer ! Je voulais tout reprendre à zéro, me faire oublier. Du moins, faire oublier qui j’étais au lycée. Le campus devait être le début d’une nouvelle vie. Mais non : Le passé vous rattrape toujours. Et comme je n’étais pas encore totalement adulte, j’ai eu la bêtise de faire comme toutes les autres étudiantes : Sortir avec un étudiant ! Enfin… Deux pour être exacte et tous les deux en même temps ! Moi qui suis gay, je sortais avec deux garçons. Déchéance, toujours et encore… Mais j’ai une excuse : Je m’ennuyais de Faith.

Résultat des courses : Je les ai plaqués tous les deux. J’avais pas d’autre choix, puis je savais pertinemment que je ne pouvais pas aller plus loin, au lit… Comment ai-je pu sortir avec deux garçons après ce que je vous ai raconté, me direz-vous ? Et bien, c’est tout simple : J’ai eu… Une aide, une fille, très jolie. Anciennement dans mon lycée, mais on ne se parlait jamais. Je l’ai écoutée parce que je m’étais dit que peut-être, j’aurais pu, enfin, tester ce que je savais déjà de moi, avec elle. Mais ce que j’avais oublié, c’est qu’elle était complètement nymphomane. Hailey MacDonalds. Blonde, poitrine bombée, sex-appeal évident, allumeuse de service qui mettait le feu à tous les beaux gosses du campus. Elle pensait qu’en me mettant ces deux gigolos dans les pattes – qu’elle avait déjà testés – j’arriverais à me sortir de cette dépression et de ma cure de prozac. Mais rien n’y faisait, vous vous en doutez bien.

J’ai alors rencontré la rédactrice en chef du journal : Jennifer Lowell. Egalement au lycée avec moi, mais on n’était pas copines puisqu’elle sortait avec Faith. Tout aussi jolie, mais coincée au possible. On s’était bien trouvées elle et moi. Remarquez, ça changeait des discussions que j’avais avec Hailey. Ca remettait un équilibre dans la balance de la normalité – Même si j’ai jamais su ce que la normalité était vraiment. On se retrouvait donc à quatre copines, Jenny, Alyson, Hailey et moi. La politico, l’intello, la nympho et la lesbo !

Ensemble, nous sommes allées, à la fin de nos études, à la libération de ce système scolaire censé nous amener à pouvoir passer les meilleurs instants de notre vie : celle d’après, celle censée être le sommet de l’évolution sur la chaîne alimentaire. Ne plus se faire dévorer pour à son tour, dévorer les autres !

Seulement, je n’avais pas perdu de vue notre superbe star. Elle avait une réputation aussi grande à l’université qu’au lycée. Pourquoi ? C’est simple. Elle connaissait déjà les étudiants les plus « côtés » quand elle n’était encore qu’au lycée !

Evidemment, Josh restait son meilleur ami et Steve s’était greffé à ce duo de choc pour poursuivre leurs aventures de jeunes étudiants. Josh et lui avaient rejoint l’équipe de football de l’université et Faith continuait d’organiser des fêtes grandioses. Forcément, dès qu’on monte les échelons de la vie étudiante, les fêtes montent aussi en puissance.

Vous êtes censés me demander si j’avais déjà mis les pieds dans ce genre de fête. Merci et non ! Evidemment que non. Vous voyez la « Ficelle » se pointer dans une soirée de Ryan ? Question stupide !

Parfois même, les membres des fraternités qui sont censés rester entre hommes virils, demandaient à Faith, une fille, d’organiser leurs grandes soirées de beuverie et de débauche en tout genre ! Elle était même parvenue à faire payer l’entrée de certaines de ses soirées !

Mais le pire. Oh oui, la pire chose qu’elle m’ait faite et là, vous ne me croirez jamais. Elle s’est envoyée ma mère et elle ne sait toujours pas qu’elle est MA mère ! Ma mère à moi ! Mais ma mère, ELLE, sait que c’était ma Faith ! Ca ne l’a pas empêchée de faire ce qu’elle avait à faire ! Et comment ma mère m’a-t-elle annoncé ça ?! Je vais vous le dire. Elle m’a expliqué qu’elle avait voulu essayer pour agrandir son expérience sexuelle. Pour cause, elle en avait assez de tous les hommes qui lui faisaient toujours la même chose ! C’est super pour une femme de plus de quarante ans, pas vrai ?

Voilà ! Vous avez les grandes lignes. Maintenant, c’est ici que mon histoire va commencer. Du moins, celle que je vais vous raconter. Parce que le personnage central de mon histoire n’est pas moi.

Bienvenue dans les aventures de Faith Ryan, racontées par l’incroyable et incontournable journaliste en chef Sarah Leary ! J’ai nommé moi - Et pas « Ficelle » - et l’incontournable journaliste, c’est ce que j’aurais aimé être au moment où je vous parle. La vérité c’est qu’aujourd’hui, deux ans après être rentrée au « Daily Folk », je suis toujours l’assistante de l’assistante du célèbre reporter Jack Newman.

Vous êtes prêts à rentrer dans ma vie ?

Alors c’est parti.


Ce jour-là, au bureau, je pensais que tout irait pour le mieux, seulement, j’avais oublié quelque chose d’important dans les valeurs américaines.

Jennifer se posta devant le bureau de Sarah et lui posa un papier sous les yeux.

Jennifer : Tu comptes y aller ?

Sarah : T’es malade… Y’aura tout le lycée. Toute la classe.

Jennifer : Justement. C’est là que tu peux voir toutes ces filles qui se prenaient pour des déesses, qui ont fini engrossées et qui n’ont jamais perdu leurs kilos !

Sarah : Oui… Mais non... Les réunions d’anciens élèves, c’est pas mon truc. Je vais encore me faire jeter et j’ai pas envie !

La brune s’assit devant elle et croisa les jambes avant de s’accouder sur son bureau. Elle ramena ses cheveux en arrière d’un mouvement de tête.

Jennifer : Non, Sarah… Regarde-toi ! Tu n’as plus ton appareil dentaire. Tu as les cheveux longs. Tu as pris…

Elle sourit et la montra dans un signe de main.

Jennifer : Des formes… Tu travailles en tant que journaliste et tu n’as pas besoin de dire que tu n’es qu’assistante !

Sarah : Ils vont me reconnaître.

Jennifer : De toute façon, t’as pas le choix, j’ai prévenu Alyson et Hailey… On va faire les boutiques demain et on a rendez-vous chez le coiffeur.

La brune garda son sourire et posa sa main sur celle de Sarah dans un geste féminin.

Jennifer : Ca va être drôle, tu vas voir… C’est dans ce genre de regroupement qu’on a notre revanche parfois.

La blonde fronça un peu les sourcils en la regardant et marqua une pause. Elle rajusta ses lunettes et prit son stylo avant de se replonger dans son article.

Sarah : Non… Je n’irai pas Jenn’... Laisse tomber.


Le lendemain soir, une voiture s’arrêta devant le lycée de North Folk de laquelle descendit une jeune femme rousse élégamment vêtue.

Alyson : Wow… Ca fait vraiment bizarre d’être ici.

Hailey : Ouais. Et j’espère que les mecs sont canons pour que je puisse un peu m’amuser…

Hailey sortit à son tour du véhicule et esquissa un petit sourire. Elle se repoussa ses cheveux blonds d’un geste élégant de la main.

Hailey : Ca me rappellera la fois où j’ai perdu ma virginité !

Jennifer : C’est ici que j’ai publié mon premier article.

Les trois filles sourirent à ces souvenirs et se tournèrent vers la voiture où était encore enfermée leur amie.

Alyson : Sarah ! Allez !

D’un geste, elle ouvrit la portière et empoigna la main de Sarah pour la faire sortir.

Alyson : C’est une soirée. C’est pas la fin du monde !

Et à peine descendue, Sarah lui montra du doigt le trottoir où elle se trouvait.

Sarah : C’est à cet endroit exact que j’ai pris la honte de toute ma vie !

L’autre jeune femme lança, taquine.

Hailey : Ficelle… Allez !

Sarah : Hailey !

Jennifer : On plaisante, Sarah. Viens… Et tu vas leur montrer que ton surnom est à la poubelle !

Mais bientôt une autre voiture se gara derrière la leur et Sarah tourna instinctivement son regard vers cette dernière. Elle baissa soudainement ses yeux confus sur le sol et ramena sa main sur son front pour se cacher, embarrassée.

Sarah : Seigneur ! C’est elle. Ca y est, ma vie sociale est finie.

Les filles se tournèrent vers la voiture garée derrière et reconnurent effectivement Faith Ryan. Cette dernière sortit de son véhicule, habillée d’un cuir noir et d’un haut foncé décolleté, bombant sa poitrine. Elle marcha vers l’arrière de sa voiture pour rejoindre Josh qui ouvrait la portière.

Faith : Ca va être drôle.

Josh : Ouais. J’ai hâte de voir ce que sont devenues les nanas que je me suis tapé, pas toi ?

Faith : On verra.

Les reconnaissant tous deux, la nervosité déjà bien évidente de Sarah s’accrut considérablement. Elle s’apprêtait à retourner s’enfermer dans la voiture pour éviter d’affronter ses souvenirs désagréables, mais Alyson et Jennifer la retinrent in extremis. Elles la poussèrent avec elles vers le chemin menant au bâtiment. En marchant, leurs regards se portèrent sur les alentours, observant avec intérêt ceux et celles qui étaient arrivés et qui, comme elles, avaient changé en prenant de l’âge.

Hailey : Lui, c’est Brian. Je l’ai dépucelé dans les vestiaires des garçons.

Alyson : Regardez qui est là-bas. Notre Queen Chase !

Jennifer : Il paraît que son père a fait faillite. J’avais voulu faire un article sur son entreprise, c’est comme ça que je l’ai appris. D’après ce que j’en sais, il était question de pots-de-vin.

Mais la blonde n’écoutait que d’une oreille.

Sarah : Je sais vraiment pas ce que je fais ici.

Sarah ne se sentait pas à sa place dans ce genre de fête. Elle se demandait pourquoi elle avait accepté de suivre ses amies. C’est alors qu’elle vit un jeune homme les accoster. Son visage ne lui était pas inconnu, mais elle fut incapable d’y mettre un nom.

« Hey, les filles ! »

Il se tourna alors vers Hailey et un grand sourire s’afficha sur ses lèvres en la contemplant.

« Wouw. T’as pas changé toi ! »

Hailey : Jim ! Salut. Toi non plus t’as pas changé… Et tu deviens quoi maintenant ?

Jim : Et bien… J’ai repris la boîte de mon père.

Son regard partit sur les autres filles, qu’il reconnut.

Jim : Jenn’, Alyson… Putain. Alyson ! T’as changé !

Alyson : Et oui !

Mais lorsqu’il se tourna vers Sarah, il eut un temps d’arrêt et fronça légèrement les sourcils, incapable de mettre un nom sur ce visage.

Jim : Et tu es ?

Sarah se sentit à la fois gênée et vexée de sa question.

Sarah : Personne !

Elle tira le coude d’Alyson pour l’éloigner.

Sarah : On y va.

Elles pénétrèrent dans le bâtiment et se dirigèrent directement vers le gymnase où se passait la soirée. Plusieurs petits groupes s’étaient déjà formés dans la salle selon les affinités, certains discutaient, d’autres buvaient ou dansaient déjà sur la piste.


Sur le parking, un gros quatre-quatre aux jantes chromées arriva à vive allure et pila devant Josh et Faith. La fenêtre s’ouvrit sur Steve, le sourire large.

Steve : Salut les gonzesses ! Alors, ça va pécho ce soir ?! Ouais ! On va revoir toutes ces filles qui ont sûrement pris des… »

Il fit un signe des sourcils sans équivoque.

Steve : Formes. Mmmm… Ca va être chaud !

Il sortit de son véhicule, l’allure fière, tandis que d’autres garçons arrivaient vers eux. Il s’approcha de Faith et, tout en posant sa main sur son épaule, demanda :

Steve : Bon, après on va toujours chez toi pour notre petite fête ?!

Faith : Ouais. Mais on va voir ce que sont devenus les autres d’abord.

Ils commencèrent à marcher vers l’entrée.

Josh : Faut voir Queen C. Tu te rappelles, Faith ?

Faith : Tu parles que je me rappelle !

Steve : Oh ouais ! Je me souviens encore de la vidéo… Oh… Faith... Mmmm. Oui. Lèche-moi !

Faith et les garçons se mirent à rire sur ce souvenir.

Faith : Et si on était dégueulasses, on leur mettrait la vidéo ce soir pour que tout le monde en profite.

Dans un geste amical et fraternel, Josh passa son bras autour de son cou.

Josh : Ouais. Mais non. On n’est plus comme ça !

Ils finirent par entrer dans la salle.

Yearbook - Comédie

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