Lez Fix

LEZ FIX

← Retour au catalogue 🔑 📝
🧪 Version bêta — l'application est en cours de développement et peut encore contenir des erreurs.
Comment tuer / enterrer son mari en 3 leçons (Madame Queen Stanford 2-3)
ST Éditions

Comment tuer / enterrer son mari en 3 leçons (Madame Queen Stanford 2-3)

🌶️🌶️🌶️🌶️🌶️ spicy
💖 0 favori · 📖 0 lu

Où le lire

🌐Site officiel Liens de vente à venir

Partager

Découvrez ci-dessous un court extrait

Prologue

15 % de tous les incidents violents signalés à la police font état de la violence conjugale.

83 % des victimes de violence conjugale sont des femmes.

40 % des agressions envers les femmes commencent alors qu’elles sont enceintes.

Ces chiffres ne sont-ils pas révoltants ?

Sachez qu’en Europe et en Amérique, on estime qu’une femme sur quatre a été victime de violences conjugales qu’elles soient physiques ou psychologiques, et qu’un nombre non négligeable de ces agressions aboutit à la mort.

On parle généralement de violences faites aux femmes chez les couples hétérosexuels, mais qu’en est-il chez les couples lesbiens ?

Combien se sont abandonnées à des idylles, ô combien fabuleuses, avant de voir le rêve se transformer en cauchemar ?

Combien s’en sortent indemnes ?

Et que seriez-vous prêtes à faire pour les aider ?

~

C’est le drame de nos vies, on consacre nos journées et nos nuits à aider de parfaits étrangers sans être capables de faire attention à ceux qui nous sont proches.

Olivier Norek

~

Sarah Leary et Amanda Walker

En plein centre de San Francisco, le parc du Golden Gate était réputé dans toute la ville. Un coin de nature au milieu du béton, les habitants venaient s’y détendre chacun à leur manière : pique-nique en amoureux, séance de sport, yoga, lecture, groupe de paroles.

Amanda se demandait ce qu’elle faisait là, assise sur ce banc près de la vieille dame qui parlait aux pigeons comme s’il s’agissait de ses propres enfants. Elle avait appelé cette femme du nom de Sarah, et se demandait sérieusement pourquoi elle avait écouté Olivia... tout cela, être ici, attendre que quelqu’un l’aide était ridicule, personne ne pourrait rien faire pour elle, c’était une certitude. Elle se leva pour partir quand une femme approcha ; une blonde aux cheveux longs et soyeux tombant sur des épaules dénudées.

— Bonjour, madame Watson... dit-elle à la vieille dame.

— Bonjour Sarah...

Une petite veste en coton blanc sur l’avant-bras et un sac à main besace à l’épaule, Sarah remonta ses lunettes de soleil sur la tête dévoilant ainsi un grand regard vert émeraude :

— Vous devez être Amanda ?

Celle-ci se figea en reconnaissant la femme qui se tenait devant elle.

— C’est pas vrai ! vous êtes Sarah ? Sarah Leary ?

Sarah ne fut pas surprise que son « rendez-vous » la reconnaisse puisqu’elle était flic. Elle proposa simplement :

— Venez, allons marcher un peu...

Amanda la suivit, hésitante et légèrement confuse. En fait, Sarah Leary n’était autre que l’ex. compagne de « L’Étrangleur de Northfolk », une tueuse en série qui avait défrayé les chroniques des médias de tout le pays et particulièrement l’État de Californie. Ancienne profileuse pour le FBI, elle avait rédigé de nombreux ouvrages sur les tueurs en série et sur des enquêtes effectuées pour le Bureau, elle avait aussi dispensé de nombreuses formations à travers l’État. Sarah Leary avait surtout fait de la prison, cinq ans, et à sa sortie, les médias avaient à nouveau beaucoup parlé d’elle.

— Je ne savais pas que c’était vous... À vrai dire, je ne pense pas que ce soit une si bonne idée que je sois ici...

— Malheureusement, vous n’êtes pas la première à demander de l’aide et vous ne serez pas la dernière à composer ce numéro, dit Sarah.

Amanda ne savait plus trop quoi penser, bien que la remarque lui parût logique.

— Peut-être, mais ma situation personnelle est très compliquée.

— Elles le sont toutes.

— La mienne l’est davantage, croyez-moi.

— Je suis venue vous rencontrer précisément pour en parler.

Sarah s’arrêta au bord d’un petit étang proche de Staw Lake et s’appuya à une rambarde en bois, juste devant une nappe de nénuphars blancs.

Le soleil déclinait rapidement derrière les arbres et le parc allait être bientôt plongé dans la pénombre. Elle observa Amanda, apparemment gênée par cet examen :

— Et si vous enleviez vos lunettes de soleil que je puisse voir vos yeux.

Amanda fut embarrassée par cette demande, mais elle accepta, révélant son œil encore marqué d’un bel hématome bleu sombre...

— C’est assez éloquent pour vous ? demanda-t-elle.

Sarah en était désolée, mais pas vraiment étonnée en fin de compte, classique et trop fréquent...

— J’ai cru comprendre que lui aussi était flic...

Amanda eut un sourire nerveux :

— C’est quoi le truc ? Vous faites des enquêtes sur toutes les personnes qui vous appellent ?

— D’une certaine façon oui. Pour pouvoir vous aider, mieux vaut déjà savoir qui vous êtes et si vous êtes digne de confiance.

Amanda comprenait la démarche, mais elle l’acceptait difficilement. Elle remit ses lunettes et détourna le regard vers l’étang en s’appuyant sur la rambarde en bois.

— Qu’est-ce que vous avez trouvé dans mon dossier exactement ?

Sarah devinait aisément son embarras. Il n’était jamais facile d’être face à une personne dont on ne savait rien, et qui elle, pouvait obtenir toutes les informations personnelles ou intimes à votre sujet.

— Vos excellents états de service, vos petits déboires avec l’alcool qui vous ont valu un rapport dans votre dossier.

Amanda acquiesça, mais rétorqua vivement :

— Et les fédéraux, ils savent que vous vous servez de vos accès spéciaux pour avoir des informations confidentielles ?

— Je ne travaille plus pour les fédéraux, répondit Sarah calmement. Du moins, uniquement en free-lance quand ils me sollicitent.

Amanda la détailla et un silence pesant conclut le petit duel. Avec l’arrivée du printemps, on entendait au loin des chants d’oiseaux et le parc commençait à verdir. Elles semblaient seules et immobiles dans un monde qui continuait à vivre tranquillement.

— Je n’ai qu’une question à vous poser, reprit Sarah.

— Laquelle ?

— Qu’êtes-vous prête à faire pour redevenir la femme que vous étiez avant ?

Présentation de l'ouvrage

● Peut donner des idées d'homicide

● Risque de dépendance à la romance meurtrière

● Empêche de dormir la nuit

● Ouvre l'esprit sur des réalités dérangeantes

● Rappelle que la femme est la plus belle œuvre de mère nature, même quand elle tient un flingue entre les mains

● Possibilité de changement d'orientation sexuelle

● Empêche de manger quand on a le nez dedans

● Met en exergue plusieurs points politiquement incorrects

● A forte dose, peut rendre misandre

Et pour les plus courageuses

● Ce livre remonte le moral !

● Ce livre permet de tuer son mari le matin, et d'être chez soi le soir pour dîner avec les enfants

● Ce livre offre de nouvelles perspectives sentimentales avec l'autre moitié de la population mondiale : les femmes

● Ce livre rappelle que la femme est la plus belle oeuvre de mère nature, surtout avec un flingue entre les mains

● Ce livre vous aide à tuer le temps en attendant de trouver une véritable victime

● Ce livre vous fera oublier le temps pourri qu'on se paye depuis 15 jours

● Ce livre peut être offert à vos amies piégées dans une relation toxique - c'est pas pour rire !

● Ce livre permet de tuer par procuration et donc vous évitera la prison à perpétuité si vous avez des envies de meurtre

● Ce livre ne vous fera pas basculer dans le féminisme radical ni la misandrie malgré son titre racoleur

● Posé sur votre table de chevet, ce livre peut dissuader votre amant ou amante de devenir un.e gros.se connard.se ou un.e p*** de pervers.e violent.e..

Note 1 : l'auteure n'est pas responsable de l'usage de son livre par ses lecteurs.

Note 2 : Vous n'êtes pas obligés d'avoir lu "Madame Queen Stanford" pour vous lancer ce manuel

Note 3 : l'auteure n'a pas tué son mari, elle est lesbienne

Avis lectrices (0) ★★★★★ ★★★★★

Connecte-toi ou crée un compte pour laisser un avis.

Aucun avis pour le moment. Sois la première à en laisser un.