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The Lady in Red
2 847 vues
ST Éditions

The Lady in Red

Kyrian Malone

Paru le 05 septembre 2025

Historique Vues : 2 847
Niveau épicé : 1 sur 5

Extraits gratuits

⏱️ 31 minutes de lecture gratuite

Bande-annonce

🎬 Indisponible
Kyrian Malone
Autrice Kyrian Malone

En un coup d'œil

⏱️ Rythme : Modéré

The Lady in Red est une romance lesbienne historique où l’amour devient un combat durant l’une des périodes les plus sombres de l’Histoire… une Histoire que le monde moderne préfère oublier, nier ou instrumentaliser à des fins politiques. Veuillez lire attentivement l'avertissement ci-dessous avant de débuter votre lecture.

Ce roman est une œuvre de fiction, inspirée de faits et de personnages réels, mais librement réinterprétés à des fins narratives.

Résumé de l'ouvrage

Auschwitz, 1943.

Eva Hoffmann, épouse d’un officier SS ambitieux, suit son mari dans l’un des camps les plus terrifiants du Troisième Reich. Elle pensait pouvoir détourner le regard, ignorer l’indicible, maintenir l’illusion d’un monde où elle ne serait qu’une épouse modèle. Mais la réalité la rattrape dès son premier jour, lorsqu’elle croise le regard d’une prisonnière...

Juliet Blumstein ne se fait plus d’illusions sur l’humanité. Médecin avant d’être déportée, elle arrive à Auschwitz, consciente que si son passé médical venait à être découvert, elle serait immédiatement envoyée dans un hôpital proche des zones de combat, là où l’espérance de vie se compte en jours.

Mais lorsque la maîtresse de la maison du commandant Hoffmann l’arrache aux baraquements pour en faire sa domestique, un autre danger émerge, insidieux et inévitable : celui de l’attachement.

Un lien inattendu et fragile prend forme entre la prisonnière et l’épouse du bourreau. À travers des regards échangés, des silences trop longs, des gestes qui défient l’ordre établi, Eva vacille. L’idéologie qu’elle a toujours suivie, les principes inculqués par son mari et par le Reich, tout s’effrite face à l’évidence : Juliet n’est pas seulement une prisonnière, elle est une femme, une survivante... et le seul être qui éveille en elle un sentiment qu’elle n’ose pas accepter.

Pour lire cette histoire :

AVERTISSEMENTS AUX LECTEURS

Ce roman contient des scènes et des thématiques qui peuvent heurter la sensibilité des lecteurs, notamment :

Des descriptions de violences physiques et psychologiques

Des références aux camps de concentration et aux crimes du régime nazi

Des situations de tension psychologique intense

Une romance développée dans un contexte d’oppression et de danger constant

L’histoire aborde des sujets complexes et lourds, avec un souci de respect et de réalisme, tout en conservant une dimension romanesque.

À noter : Ce roman ne vise en aucun cas à minimiser ou à romantiser les événements tragiques de l’Holocauste. L’objectif est de raconter une histoire humaine dans un contexte historique précis, en mettant en avant la résilience, la survie et les émotions authentiques qui peuvent naître même dans les pires circonstances.

Si vous êtes sensible à ces thématiques, nous vous recommandons de lire ce livre en étant pleinement conscient(e) du poids de son contenu.

Merci de votre compréhension et de votre engagement dans cette lecture.

Sources d'inspiration et hommage

La liste de Schindeler

Ce chef-d’œuvre de Steven Spielberg, récompensé à de multiples reprises, raconte l’histoire vraie d’Oskar Schindler, industriel allemand qui sauva plus d’un millier de Juifs pendant la Shoah.

Parmi les images les plus marquantes figure celle de la petite fille au manteau rouge, silhouette fragile dans un univers en noir et blanc, symbole d’innocence perdue et de la cécité morale du monde. Vous vous souvenez d'elle ? Elle incarne l’innocence au milieu de l’horreur qui a tout englouti et elle symbolise en silence toute l’ampleur de la tragédie.

Alors, "The Lady in Red", la femme au manteau rouge, s’est imposée avec évidence comme le scénario, sans provocation, sans l'intention d'édulcorer les faits historiques, mais juste d'explorer une histoire humaine terrifiante dans ce contexte.

Impossible de spoiler, lorsque vous lirez l’histoire, vous comprendrez pleinement cet hommage.

L’Enfant au pyjama rayé

Adapté du roman de John Boyne, ce film relate l’amitié improbable entre Bruno, fils d’un commandant nazi, et Shmuel, un jeune garçon juif enfermé dans un camp. Leur lien, né à travers les barbelés, met en lumière l’innocence face à la barbarie et l’absurdité des divisions imposées par la haine.

Référence film

Découvrez le film de 1999 "Aimée et Jaguar" qui aborde dans un autre contexte de la même époque l’éclosion d’un lien entre deux femmes de camps opposés au cœur de la guerre.

Extrait de l'ouvrage

Le camp.

Les structures massives faites de bois et de béton, s’étendaient à perte de vue, entourées de grillages barbelés et de miradors. De leur position, les soldats surveillaient la moindre activité. Les baraquements étaient alignés de façon géométrique et millimétré, de longs rectangles séparés par des allées boueuses où quelques silhouettes se déplaçaient, regroupées comme des moutons. De l’autre côté, plus loin, se dressaient plusieurs grandes cheminées rejetant une fumée noire et dense dans le ciel gris.

Eva sentit un frisson d’effroi la parcourir.

— Que brûlent-ils ?

Hans s’approcha derrière elle. Il glissa ses mains sur son ventre avec douceur.

— Rien qui ne t’intéresse, répondit-il simplement.

Elle détestait quand il faisait ça : éluder ses questions. Il changea rapidement de sujet :

— J’espère que tu tomberas bientôt enceinte, murmura-t-il contre son oreille. C’est important pour moi, tu le sais… mais aussi pour nous. Pour l’Allemagne.

Elle soupira sans détacher son regard de la fumée noire qui montait en volutes épaisses. Un goût amer lui revint à la gorge.

Bien sûr que c’était important… avoir des enfants, des enfants pour le Reich, des enfants aryens qui préserveraient la pureté de la race allemande, comme le martelait si bien le Führer, des enfants élevés dans l’idéologie du parti, forgés pour l’avenir glorieux promis par leurs dirigeants. Elle était une femme dans le rôle d’épouse d’un officier et se devait d’enfanter, de perpétuer la lignée. Elle sentit les doigts de Hans se resserrer légèrement, attendant une réaction de sa part, mais elle ne lui offrit rien.

Ni protestation ni approbation.

Il se redressa et expliqua :

— Tu vas pouvoir choisir tes domestiques parmi les prisonnières du camp. Il y a énormément de ménage à faire ici et je veux un bon repas pour ce soir. Autant régler cela immédiatement.

Eva inspira lentement, puis acquiesça d’un simple mouvement de tête. Elle savait qu’elle n’avait pas d’autre option et c’était déjà un moindre mal qu’elle puisse sélectionner les personnes qui resteraient chez eux.

Ils ressortirent, traversant l’allée boueuse qui séparait la demeure du camp et passèrent le portail menant aux baraquements.

Eva ne s’habituerait jamais à cet endroit ni à l’odeur persistante de brûlé.

Hans ouvrit la porte d’un block et, immédiatement, un soldat se précipita vers lui, se mettant au garde-à-vous d’un mouvement sec.

— Herr Hoffmann, prononça-t-il avec déférence.

Hans balaya d’un regard désintéressé l’intérieur de la zone de détention. L’exhalaison de sueur, de paille humide et de vêtements crasseux lui fit froncer le nez. Des dizaines de femmes travaillaient en silence. Certaines réparaient des uniformes militaires, leurs doigts glacés s’activant sur les coutures déchirées, tandis que d’autres s’acharnaient à cirer des bottes alignées le long d’un mur. Un groupe plus réduit était agenouillé près de grandes caisses de métal, triant des effets personnels confisqués. Des montres, des bagues, des objets de peu de valeur, mais accumulés en quantités monstrueuses.

Une prisonnière à l’air exténué portait un plateau d’étain contenant de la soupe aqueuse qu’elle distribuait à celles qui n’étaient pas en train de travailler.

Hans inspira profondément, puis se tourna vers le garde.

— Rassemblez les femmes dehors, commanda-t-il.

Avis lectrices (2) ★★★★★ ★★★★★

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CindyN ★★★★★ ★★★★★

Mon Dieu, quel livre incroyable ! Jamais un roman ne m’avait autant bouleversé, marqué et captivé à la fois. C’est une véritable tornade d’émotions malgré la dureté du sujet. Une fois de plus, la talentueuse Kyrian nous embarque dans une sorte de voyage dans le temps pour nous plonger au cœur de cette sombre réalité des camps de concentration... C’était tellement difficile, vraiment dur d’affronter cette période tragique qui restera gravée à jamais dans nos mémoires. Pourtant, quel bonheur j’ai eu à suivre cette belle histoire d’amour naissante, si fragile et interdite, entre Eva et Juliet... Parfois, même quand tout semble perdu, une lueur apparaît au loin et on s’y accroche pour tenir face à tant d’horreurs. Ce roman est un véritable trésor littéraire qui va rester avec moi encore longtemps. On sent que l’auteure a fait un énorme travail de recherche : il y a tellement de détails précis sur cette époque sombre, avec plein de références historiques et d’ouvrages cités. J’avais vraiment l’impression d’être là-bas, de souffrir avec elles et de me battre à leurs côtés. Et cette fin... non mais Kyrian, quel choc ! L’ombre du Queenverse plane encore et toujours. Wow, il va me falloir un moment pour digérer toutes ces émotions...

Alfonse21 ★★★★★ ★★★★★

Ce livre est digne d’un clair-obscur de Goya ! C’est la sinistre monstruosité de certains humains versus la lumière éblouissante des sentiments amoureux. C’est le contraste entre l’atrocité de la situation et la délicatesse et l’intensité de l’écriture. C’est la barbarie des camps de concentration face à la beauté d’un geste esquissé. C’est le froid humide de l’hiver sur Auschwitz contre la chaleur réconfortante de la bienveillance. C’est l’opposition de la faim et d’un dîner luxueux. C’est la discordance entre l’odeur des cheminées des camps de la mort et la noblesse de la littérature. Kyrian Malone nous peint ça avec beaucoup de pudeur et une grande délicatesse, une humilité teintée de déférence. L’écriture est toute en diligence et en finesse. Le concept de succession de phrases très courtes avec des répétition ponctuent subtilement le récit, ça accentue ou atténue le ressenti et donne un tempo. Ça berce les émotions parfois trop fortes, comme un mantra apaisant. Et ces phrases magnifiques que l’on relirait sans fin…Kyrian nous offre un chef-d’œuvre intense tout en faisant acte d’une circonspection révérencieuse, quel talent ! Et quand on pense l’histoire finie et que l’on croit que la tension va gentiment retomber, quatre pages viennent nous achever, si vous voulez savoir pourquoi, n’attendez pas pour lire ce petit bijou !

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