Chapitre 1 — Chapitre I : Il était une fois
- Chapitre I : Il était une fois
- 🔒 Chapitre II : Il se cache dans les détails
Histoire Éternelle · Adeline Maucolin
Lire Histoire Éternelle en ligne gratuitement Chapitre I : Il était une fois
Vues : 4 844 vues
— Il y a bien longtemps, dans un pays lointain, un jeune prince vivait dans un somptueux château. Bien qu’il fût gâté par ce que la vie pouvait lui offrir, le prince était un homme capricieux, égoïste et insensible. Un soir d’hiver, une vieille mendiante se présenta à la porte de son château, souhaitant lui échanger une rose contre un abri la protégeant du froid. Saisi de répulsion face à sa laideur, le prince se moqua de son humble cadeau et la chassa de sa propriété. Celle-ci tenta de lui expliquer qu’il ne fallait jamais se fier aux apparences, et que la vraie beauté venait du cœur. Alors qu’il l’éconduisait une seconde fois, la mendiante se métamorphosa en une créature d’une beauté à couper le souffle. Le prince implora son pardon, mais l’enchanteresse avait compris que le jeune homme possédait un cœur de pierre. En punition, elle le transforma en une bête monstrueuse. Horrifiée par sa laideur, la Bête se terra au fond de son château, se résignant à sa solitude méritée. La rose qui lui avait été offerte était une rose enchantée qui fanerait doucement au fil des années. Avant la chute du dernier pétale, le prince devrait aimer une femme et s’en faire aimer en retour pour rompre le charme. S’il n’y parvenait pas, il serait condamné à garder cette apparence pour l’éternité. Le prince finit par perdre espoir, voyant les années défiler, car en réalité, qui pourrait un jour aimer une bête ?
Isabelle releva les yeux du livre poussiéreux qu’elle tenait entre ses mains et vit une foule d’enfants, les yeux écarquillés. Ils étaient une dizaine, assis en tailleur sur de multiples coussins de sol en velours couleur sapin. Elle s’amusa de la réaction de ces bambins et afficha un grand sourire. Ils l’observaient, bouche bée, attendant la suite avec impatience.
— Il va manger la Belle ? demanda l’un deux.
— Non, voyons ! Il va tomber amoureux, c’est sûr ! riposta aussitôt une fillette, une tiare en plastique posée sur ses boucles blondes.
— C’est une bête ! Il va forcément vouloir la manger !
— C’est une fille, pas un cookie ! répliqua la princesse de cinq ans en fronçant les sourcils.
— Et alors ?
— Isabelle ? tenta timidement un petit garçon assis juste devant leur narratrice. Qu’est-ce qui va se passer après ?
— Oh, mais ça, commença la jeune femme en fermant le livre, je vous laisse l’imaginer. Nous en reparlerons dans deux semaines. Après vos vacances !
La troupe de petits bambins exprima son mécontentement à l’unisson.
— Je sais, je sais ! Mais je vous avais prévenus, continua-t-elle, c’est juste une mise en bouche.
— Ah, « mise en bouche » ! Tu vois ! s’exclama le petit garçon. Il va la manger, j’avais raison !
— Vous pouvez profiter de vos vacances pour tenter d’imaginer cette histoire en dessin. Le plus beau aura l’honneur de se retrouver en vitrine !
Par ce petit challenge, la déception laissa place à l’engouement. Isabelle les regroupa afin qu’ils rejoignent chacun leurs parents respectifs. Les observant se chamailler, elle répondit aux « au-revoir » enthousiastes de ses petits bambins avec un sourire étincelant. Isabelle avait mis en place ces ateliers de lectures hebdomadaires à La Rose Enchantée, deux ans auparavant. Elle prenait un plaisir insondable à parfaire la culture littéraire de ces enfants et appréciait l’écoute qu’ils lui portaient. Lorsque la clochette de la porte d’entrée de la librairie s’était enfin tue, Isabelle reposa le livre en préservant son sourire.
— Tu sais tellement y faire avec ces petits démons, s’esclaffa Monica derrière elle.
— J’aime leur naïveté. Avec eux, un conte vieux de plusieurs siècles prend une tout autre dimension.
— C’est pour ça que je t’ai embauchée, continua-t-elle en riant.
— Pour quoi ? Le domptage de démons ?
— Mais non ! Pour ta passion et ta belle gueule aussi, j’avoue. Oh, en parlant de passion, il y a encore une dizaine d’étagères à remettre en ordre au coin ésotérisme, si ça ne t’ennuie pas ? Le stagiaire en a les chocottes et vu que tu domptes les démons ça ne devrait pas te poser de problèmes.
Elle s’éclipsa en faisant un clin d’œil à sa collègue.
— Évidemment, souffla-t-elle gentiment.
Monica et Isabelle travaillaient ensemble à La Rose Enchantée depuis maintenant quatre ans. Cette librairie avait un charme fou grâce au vieillissement naturel des lieux. Monica en avait fait l’acquisition, il y avait bientôt dix ans. Elle avait souhaité préserver l’âme du lieu en n’y faisant aucune rénovation, ce qui lui donnait cet aspect cabinet de curiosités tant apprécié par la clientèle. La devanture de bois noir, ornant deux vitrines qui exposaient fièrement des dizaines de livres, triés par couleur de couverture, avait tout de suite séduit Isabelle. Monica avait repéré ses multiples passages et remarqué son attrait à aider sa clientèle perdue. Cette femme exubérante, au franc parlé reconnu, l’avait ainsi interpelée à travers les rayonnages pour lui proposer de travailler pour elle. Son amour des livres l’avait aussitôt poussée à accepter. Isabelle adorait cet endroit. L’odeur du papier, le toucher des différentes couvertures, mais surtout, elle pouvait passer des heures à découvrir des histoires, redécouvrir ses classiques ou dénicher l’inspiration pour ses futurs écrits amateurs. Ce travail lui allait comme un gant. Outre sa beauté naturelle dont Monica faisait les louanges, Isabelle avait un don pour les relations humaines. Sensible, à l’écoute et avenante, elle était appréciée de tous. Mais au grand dam de sa patronne, elle demeurait célibataire. Ce côté mystérieux et inaccessible qu’elle dégageait laissait la gent masculine aux abois et pourtant, aucun ne semblait assez intéressant, au point de lui faire relever le nez de ses romans. Ce n’était pourtant pas faute d’essayer. Elle encourageait chaque beau garçon en quête d’informations à aller les cueillir auprès de sa charmante collègue.
Alors qu’Isabelle se dirigeait vers le rayonnage ésotérique, la cloche de la porte d’entrée retentit de nouveau.
— En parlant de belle gueule, murmura Monica en se recoiffant promptement. Bonjour Monsieur Gast !
— Bonjour, Madame Potts, et bonjour Belle, répondit-il avec un sourire charmeur.
— Isabelle, répliqua la jeune femme sèchement en se retournant vers lui.
— Je trouve que Belle te va mieux.
La jeune libraire était exaspérée. À chacun de ses prétendus passages dans le quartier, il n’avait de cesse de l’agacer. Owen Gast était pourtant un homme charmant, en apparence. Grand, sportif, il avait une chevelure digne d’une célébrité hollywoodienne et un sourire à en aveugler toute la rue. Mais derrière cette statue grecque, en costume cravate, se cachait un véritable rustre. Isabelle le surnommait « Lumière » en référence à sa vivacité d’esprit.
— Toujours dans tes livres poussiéreux, continua Owen en se rapprochant d’Isabelle.
— Toujours le sbire de mon cher père ? répliqua la jeune femme en croisant les bras.
Owen rit de bon cœur sans répondre à cette question rhétorique.
— Qu’est-ce que tu lis de beau ? continua-t-il.
— Je relis Phèdre de…
— Ah ! Être ou ne pas être, tel est la question, clama-t-il théâtralement en arborant un grand sourire.
— Ça, c’est Hamlet, Owen. William Shakespeare.
— Oui, c’est pareil. Enfin, je ne suis pas là pour parler comédie musicale. Mais pour une tout autre raison.
— Bien entendu, soupira Isabelle en tentant de garder son calme.
— J’ai réservé au Latanzzi et j’aurais besoin d’une âme pour partager ma table.
— Owen, je… commença Isabelle.
— 20 heures, lumière tamisée, champagne et chandelles.
— Je vais devoir décliner, Owen.
— Pardon ? s’exclama le bellâtre. Mais enfin Belle, il faut des mois pour une réservation là-bas !
— Isabelle, corrigea de nouveau la jeune femme. Je suis désolée, mais tu vas devoir te trouver une autre cavalière. Ma soirée est déjà retenue, mentit-elle.
La jeune femme rebroussa chemin et se dirigea vers le fond de la librairie.
— Comment il s’appelle ? interrogea Owen.
— Il s’appelle Hippolyte ! répondit-elle tout en disparaissant avec un sourire en coin.
Le jeune homme, ne comprenant pas la référence, souffla de mépris.
— Avec un nom pareil, je ne serais pas étonné du sort de ta soirée, murmura-t-il.
Il se retourna et sortit brusquement de la librairie, faisant gronder la clochette. Monica effaça son sourire béat et fonça au fond de la librairie rejoindre sa collègue.
— Mais qu’est-ce qui ne va pas chez toi ? s’insurgea-t-elle.
— Monica, non ! Ce n’est pas mon genre.
— C’est un apollon qui te court après ! C’est le genre de tout le monde, ça ! Il est à tes trousses depuis des années, prêt à te vendre monts et merveilles, et toi tu le jettes ? Un peu de bon temps ne te ferait pas de mal !
— Il est aussi insensible, misogyne et bête comme ses pieds !
— Tu exagères, soupira sa patronne.
— Shakespeare, hein ? l’interrogea Isabelle d’un ton narquois.
— Oui bon, c’est vrai qu’elle était belle celle-là, je te l’accorde. Mais c’est un bon parti, tu imagines ? Madame Gast !
— Non, mais tu t’entends ? Tu débloques, Monica. Je ne vais pas devenir la femme de ce Cro-Magnon !
— Bon, c’est peine perdue, capitula sa patronne. Tu finiras vieille, seule, avec des chats. C’est sûr ! s’exclama-t-elle en repartant.
— Madame Gast… Non, mais quelle idée, soupira Isabelle en riant.
Après cette scène gênante, Isabelle reprit son travail et s’affaira à replacer les derniers livres errants, au bon endroit.
Quelques clients plus tard et des rayonnages remis en ordre, la clochette retentit de nouveau.
— Madame Potts, dit poliment l’homme.
— Monsieur Morris, répondit la libraire en essayant d’être courtoise.
— Je viens voir…
— Isabelle ! cria-t-elle, de nouveau replongée dans son livre de comptes. Visite !
L’homme patienta dans l’entrée, les mains dans le dos en levant les yeux au ciel.
— Papa ? Qu’est-ce que tu fais ici ? Tout va bien ? dit-elle en s’approchant pour l’embrasser.
— Un père n’a-t-il plus le droit de venir rendre visite à sa fille ? répondit-il en souriant.
Eliott Morris était le riche patron de Morris Immobilier. Il avait fait fortune en tant que promoteur et gérait désormais une véritable industrie. Outre le PDG connu de tous, il était aussi le père d’Isabelle. Partager ce nom de famille n’était pas une chose facile lorsque l’on n’avait pas les mêmes ambitions. Cela avait mis des bâtons dans les roues à la jeune femme à plusieurs reprises. À cause de son patronyme, les agences de presse et les rédactions lui avaient fermé leur porte au nez, prétextant son manque d’objectivité. La peur de se retrouver en ligne de mire de la famille Morris avait fait échouer chaque entrevue passée auprès de ces agences.
— J’ai croisé Owen, il m’a paru contrarié. Tu as encore refusé ? soupira son père.
— Papa on en a déjà parlé.
— Bien, bien, je n’insiste pas plus. Je viens te voir, car j’ai une grande nouvelle à t’annoncer.
— Ah oui ? Qu’est-ce que c’est ?
— J’ai fait une merveilleuse acquisition ce matin que je souhaiterais fêter avec ma fille adorée.
— Une acquisition ? On fête ton travail maintenant ?
— Morris Immobilier est le fier propriétaire du manoir Kent ! s’exclama-t-il sans prendre note de la réponse de sa fille.
— Le manoir Kent ? Celui qui semble sortir d’un roman de Stephen King ?
— Celui-là même ! Nous allons redorer le blason de cette bicoque abandonnée et la transformer en hôtel particulier luxueux. Une véritable demeure victorienne de la fin du XVIIIème siècle. Il y a près d’une vingtaine de pièces, pour une surface totale de 395 m2 avec une propriété avoisinant les cinq hectares ! Une véritable affaire !
— Si on oublie le patrimoine historique que supportent les fondations de cette « bicoque », c’est une bonne affaire pour toi, oui.
— Je m’attendais à plus d’entrain de ta part, Isabelle. Eliza était ravie, je pensais que tu voudrais te joindre à nous pour fêter ça et discuter de notre projet.
— Papa, tu recommences, je le sens, soupira la jeune femme.
— Viens travailler avec ta sœur et moi, on ferait une super équipe ! Tu vaux mieux que ce job dans cette… sinistre librairie, dit-il en désignant les lieux avec un regard de dégoût.
— Cette sinistre librairie, comme tu l’appelles, me convient parfaitement. Je n’ai besoin de rien d’autre. Je suis heureuse dans mon travail et tu devrais être content pour moi.
— Ma chérie, continua son père en prenant ses mains dans les siennes, je ne veux que ton bonheur, tu le sais bien.
— Alors, arrête d’insister avec ça !
— D’accord, d’accord, répondit-il en levant les mains en signe de rédemption. J’arrête.
— Tu devrais quand même te renseigner sur cette maison avant de te lancer dans l’un de tes projets pharaoniques.
— Owen est sur le coup, ne t’en fait pas, dit-il en embrassant paternellement son front.
Isabelle ne put réprimer un rire narquois. « Owen est sur le coup. » Autant dire que rien n’était fait.
— La proposition de fêter ça tient toujours.
— Je vais y réfléchir, répondit-elle en esquissant un sourire. Je dois retourner travailler, papa. Je t’appelle tout à l’heure.
— D’accord, travaille bien ma fille, on se retrouve tout à l’heure chez Hortense, répondit-il sans lui laisser le choix.
— À plus tard, papa.
Aussitôt qu’Eliott Morris eut passé les portes de la librairie, Monica sortit de son silence.
— Quel culot ! s’exclama-t-elle.
— Il est… déterminé, corrigea doucement Isabelle.
— C’est le moins qu’on puisse dire ! Débaucher mon employée sous mon toit, pfff ! Enfin, maintenant qu’il a acheté la maison du diable, je ne donne pas cher de sa peau, soupira-t-elle en se remettant à sa comptabilité.
— Qu’est-ce que tu entends par là ? questionna Isabelle, intriguée.
— Tu ne connais pas les rumeurs sur cette maison ? On raconte que le diable en personne y a posé ses bagages et qu’il est le maitre du lieu. On raconte aussi que quiconque passe les portes de la bâtisse se verra maudit et destiné à l’enfer.
— Tu lis trop de romans d’horreur, Monica, s’amusa la jeune femme.
— J’aurai prévenu !
Isabelle se dirigea vers l’amoncèlement de livres abandonnés par Ben, le stagiaire, devant le rayon ésotérisme. Elle soupira bruyamment en découvrant la quantité de livres à replacer. Ben était gentil, on ne pouvait pas lui enlever ça. Mais Isabelle avait parfois l’impression que sa gentillesse l’immunisait contre certaines charges de travail. Tout ce qui s’apparentait, de près ou de loin, à des tâches plus ou moins « fatigantes », était délaissé par ce jeune stagiaire. Isabelle décida, une fois de plus, de laisser passer. Elle n’allait pas faire un scandale pour des livres à ranger, ça, jamais. De plus, cette activité lui permettait de renouer avec des ouvrages parfois peu commun ou oubliés par le temps et lui donnait envie de les découvrir. Elle s’affaira alors à prendre la pile et la posa sur le chevet au milieu du rayonnage. Le coin ésotérisme de la librairie était généralement peu fréquenté. Seuls les amateurs du genre paranormal s’y aventuraient. On y trouvait des ouvrages de tous genres. Des guides de pratique du Ouija, au répertoire des différentes sortes de magies en passant par l’histoire des sciences occultes. Lorsqu’elle fut seule dans ce rayonnage éloigné, elle s’avoua que le malaise éprouvé par Ben était peut-être justifié. Elle remit les ouvrages un à un sur les étagères en lisant chaque quatrième de couverture, un tic qu’elle avait depuis qu’elle travaillait à La Rose Enchantée. Les titres évocateurs lui faisaient froid dans le dos.
— Mais qui peut bien lire ça ? murmura-t-elle en reposant un ouvrage intitulé « Le secret des incubes ».
Un claquement violent de porte la fit sursauter et lui fit lâcher les trois ouvrages qu’elle tenait dans ses bras.
— Pardon ! s’exclama Monica au loin. Appel d’air !
— Ce n’est pas grave, répondit Isabelle, en reprenant contenance.
En se penchant pour ramasser les livres étalés sur le sol, elle découvrit un ouvrage ancien, ouvert sur une double page indiquant « Mel’Nèzikàan » en lettrages gothiques. La reproduction d’une lithogravure de Gustave Doré représentant une femme-serpent ornait la seconde page. Elle referma le livre et se releva en observant la couverture de cuir. Il paraissait étrangement ancien comparé aux autres ouvrages situés dans la même catégorie. Il semblait avoir appartenu à de nombreux propriétaires et avait l’allure d’un grimoire.
— Démons et infernaux, lut-elle suspicieuse. 1845 ? Il ne date pas d’hier celui-là.
Elle reposa l’ouvrage sur l’étagère et retrouva Monica qui s’occupait d’une habituée.
— Bonne journée, Madame Plumette et bonne journée Sultan ! s’exclama Monica en faisant une caresse à l’immense bobtail de sa propriétaire. Ah ! Te voilà enfin ! dit-elle en se retournant vers sa collègue. J’ai cru que tu t’étais fait enlever par des entités maléfiques ! Ça fait deux heures que tu es là-bas !
— Deux heures tu exa… gères, s’étonna Isabelle en se figeant lorsqu’elle regarda sa montre.
Il était déjà 17 h 45. Isabelle avait pourtant eu l’impression de ne disparaitre qu’à peine dix minutes dans cette allée. Elle avait seulement eu une dizaine de livres à repositionner, impossible qu’elle puisse y perdre autant de temps. Pourtant, la nuit était déjà en train de s’installer prudemment et les lampions façon guinguette de la devanture s’étaient allumés, projetant une lueur multicolore dans le reflet de la vitrine.
— Mince, comment est-ce que j’ai pu être aussi longue ? demanda Isabelle à haute voix.
— Ah ! Et ta sœur a appelé, se souvint-elle. Elle m’a dit de te prévenir qu’ils t’attendent pour 18 h.
— Mais Monica, c’est dans quinze minutes ! Et le restaurant est à l’autre bout de la ville !
Elle lui tendit son manteau et son sac à main avec un sourire en coin.
— Je viens de t’appeler un Uber, fonce !
— Je te revaudrai ça, répondit la jeune femme en prenant ses affaires.
— Mercedes classe C, immatriculée AB-666-DV et il s’appelle Philippe ! Ne te trompe pas !
Curieuse de la suite ?
Continue à lire ou découvre où acheter « Histoire Éternelle » en entier.
Voir où lire la suite →
Commentaires (0)
Connecte-toi ou crée un compte pour laisser un commentaire.
Aucun commentaire pour le moment. Sois la première à en laisser un.