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📖 Lecture intégrale gratuite — La rencontre à Évidence
Chapitre 1 — La rencontre
  1. La rencontre
  2. 🔒 Poker menteur
  3. 🔒 Confrontation
  4. 🔒 Tandem
  5. 🔒 Magnifiques Highlands
  6. 🔒 En terre ennemie
  7. 🔒 Grain de sable
  8. 🔒 Engrenage
  9. 🔒 Cohabitation
  10. 🔒 Chemins de traverse
  11. 🔒 Montagnes russes
  12. 🔒 Conséquences
  13. 🔒 Eaux troubles
  14. 🔒 Sur le fil
  15. 🔒 Terrain miné
  16. 🔒 Alice
  17. 🔒 Point de non-retour
  18. 🔒 Évidence
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Revenge - Tome 1 · Alexandra Mac Kargan

Lire Revenge - Tome 1 en ligne gratuitement La rencontre

Vues : 5 781 vues

Paris, devant le palais de justice.

Deux ans ! Deux ans que j’ai perdu Julia dans un stupide accident de voiture. Parce qu’une gamine de vingt-trois ans a pris le volant complètement alcoolisée, en pleine nuit. La scène se rejoue sans cesse dans des cauchemars qui se répètent inlassablement, nuit après nuit, et chaque fois que mon esprit inoccupé divague. J’essaie de me souvenir de nos moments de joie, de son rire communicatif, de sa soif de vivre et de profiter de chaque instant à cent pour cent. À deux mille pour cent comme elle disait ! Et inévitablement, je reviens à cette nuit maudite. Son visage ensanglanté se superpose aux images de bonheur et son sourire disparaît.

Y penser aujourd’hui, ça ne change pas grand-chose. Mais aujourd’hui plus encore, je sens la haine qui envahit mon cœur et mon corps. Pour la première fois, je vais rencontrer l’assassin de ma femme, cette gamine qui a détruit nos vies. On s’aimait, on travaillait ensemble pour la protection de la faune et la flore, l’avenir nous appartenait. Jusqu’à cette nuit sans nom où un monstre d’égoïsme, d’immaturité, d’irresponsabilité a percuté notre voiture. Toujours les mêmes images, les mêmes sensations : le carrefour, le feu qui passe au vert, Julia qui démarre, pied au plancher comme d’habitude, des phares qui m’éblouissent, le choc, son visage en sang, puis le néant.

J’ai survécu à l’accident, je ne sais pas encore comment. Je ne sais même pas pourquoi. Comment vais-je survivre à cette journée ? La voir, être à quelques mètres d’elle, c’est inconcevable ! Un juge a décidé de nous réunir dans son bureau. Pourquoi ? Mystère et boule de gomme ! Mon cœur bat la chamade rien qu’à cette idée. La haine fait monter l’adrénaline. Je ne veux pas y aller. Je ne peux pas y aller. Et pourtant, je n’ai pas le choix : si je ne me présente pas, il abandonne les poursuites. Je n’y crois pas vraiment, il ne peut pas relaxer un assassin comme ça. Mais voilà, je ne peux pas prendre le risque.

Julia, aide-moi ! Toi, tu aurais su le faire. Et je t’entends me répondre : « Alexandra Marie Allen, cesse de te lamenter et bouge tes fesses. Le devoir t’appelle ! ».

Le devoir, je m’en fous. Mais te venger, ça, oui, je le veux ! Ne serait-ce que pour continuer à voir ton fantôme dans mes rêves… de nuit comme de jour. C’est tout ce qu’il me reste de toi.

« Revenge1 », c’est ce que tu me disais quand tu perdais nos parties de poker. Ta vengeance, c’est dans nos ébats que tu la prenais. Douce vengeance ! Mais aujourd’hui, ce mot acquiert une autre saveur : elle doit payer ! Amère vengeance.

***

— Enfin, te voilà ! ça fait trente minutes que je t’attends !

Ma charmante avocate, Carla Sachetti, accessoirement mon ex. Sans elle et sa femme, je me serais laissé mourir sur mon lit d’hôpital. Je ne sais toujours pas si je lui en veux ou non de m’avoir ramenée vers la vie. Enfin bref, ce n’est pas le jour.

— Bonjour à toi aussi. Je ne suis pourtant pas en retard.

— Certes. Je devais te parler avant qu’on entre. Je…

Oh ! Carla qui cherche ses mots. Voilà qui n’est pas banal. Cela m’amuserait presque.

— Je ne sais pas ce que mijote le juge. Je voulais juste m’assurer que tu resteras calme quoi qu’il advienne. On fera appel si cela ne tourne pas à notre avantage.

— Sérieux ? Tu t’inquiètes ? Y’a quelque chose que tu ne m’as pas dit ?

— Non. Mais j’ai une sensation bizarre.

Ah ! Carla et ses intuitions. Généralement, cela n’annonce rien de bon. Je la dévisage incrédule. Elle est vraiment stressée. Ses traits sont tendus. Toujours plus belle malgré ses quarante ans. Son regard évite le mien.

— J’ai confiance en toi, Carla.

— Oui. Moi aussi. On y va. On reste sereines.

Cette fois, ses yeux verts me scrutent. Elle semble rassurée par mon calme apparent. Pas moi.

Mon regard dévie de quelques centimètres. Elle est là. Avec son avocat. Ses traits sont gravés dans ma mémoire, je ne risque pas de me tromper. L’affaire a fait la Une des journaux télévisés et autres. Ils montent les marches. Carla qui a suivi mon regard me prend par le bras pour leur emboîter le pas. Elle me tient fermement et je m’agrippe à elle comme à une bouée. Respirer. Lentement. Faire le vide. Le palais de justice nous absorbe. J’ai l’impression d’entrer dans un vortex. Je ne vois rien de ce qui m’entoure. Que du flou, un brouhaha informe. Mon regard accroche un miroir au détour d’un couloir. Une coupe courte élégante, des cheveux noirs, un visage hâlé fin et régulier, même pas la trentaine. Pantalon noir, chemise blanche, légèrement ouverte, veste cintrée. Pas de doute, c’est bien moi dans ce couloir. Et ce pendentif à mon cou qui m’identifie plus que tout autre : un chardon en améthyste et argent entouré d’un cœur, très classe. Le premier cadeau de Julia : celui qu’elle faisait à tous ces vrais amis. Une promesse éternelle de fidélité.

Le greffier nous attend devant la porte. Il nous fait entrer. Elle est assise devant le bureau du juge tout à gauche. Son avocat est entre nous. Elle observe ses mains avec une grande attention et ne lève pas la tête. Son attitude attise ma colère. Mais je discerne un peu de soulagement aussi. Je ne suis pas prête à affronter son regard calmement.

— Maître Sachetti, Madame Allen, prenez place, je vous prie.

Le juge Rompoy. La quarantaine, genre intellectuel arrogant, la coqueluche des médias, on lui prête des ambitions politiques. Tout ce que j’aime. En plus, il détaille Carla d’une façon ! Un prédateur face à une séductrice née. Tu vas te casser tes belles dents, mon coco. Carla ne fait que jouer de ses atouts. Et Dieu sait qu’elle sait y faire ! Elle ne quitte pas son regard. Jeu d’influence. Tout cela m’ennuie.

— Bien. Inutile de faire les présentations, tout le monde se connaît. Nous sommes donc ici pour statuer sur le cas de Madame Samantha Juris. Petit rappel des faits : Madame Juris a provoqué, en état d’ivresse, l’accident qui a causé la mort de Madame Julia Sander, épouse de Madame Allen. Suite à l’instruction et selon les lois en vigueur, j’ai le choix entre une inculpation pour meurtre ou l’abandon des poursuites.

Alors qu’il nous regarde pour évaluer l’effet de son speech2, les doigts de Carla sur mon bras me dissuadent clairement de prendre la parole. Et pourtant, j’en ai des choses à dire. Ma main droite se pose sur mon pendentif.

— Mais considérant les faits et les circonstances, ces choix ne me satisfont pas. J’ai donc obtenu du parquet l’autorisation d’emprunter une troisième voie expérimentale.

Il tient son auditoire en haleine et il jubile cet imbécile. Elle n’a toujours pas bougé et ne le regarde pas. Il est déçu. Presque comique.

— En conséquence, je propose à Madame Juris une période probatoire de six mois pendant laquelle elle sera à l’entière disposition de Madame Allen pour compenser les torts qu’elle a causés.

— Non, mais sérieux ? Vous croyez qu’en six mois elle peut ramener ma femme à la vie ?

Je me suis levée. J’ai l’impression que ma tête va exploser. Mon rythme cardiaque s’affole. C’est un cauchemar, pas la réalité. Carla, dis-moi que je rêve ! Elle me rassoit de force sur la chaise tandis que l’avocat adverse s’est remis de sa surprise :

— Monsieur le Juge, je ne comprends pas bien l’intérêt de la chose. Que peut faire ma cliente pour réparer ce qui ne peut l’être ?

— Rien, effectivement. Mais la mort de Madame Sander n’est pas le seul « dégât » dans l’affaire. Madame Allen a subi d’autres préjudices. Notamment, un traumatisme au niveau de la main et de l’avant-bras droit qui aujourd’hui encore lui laissent des séquelles. Votre cliente aura à charge de lui faciliter la vie quotidienne.

— Mais à raison de combien d’heures par jour ?

— Vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Il ne s’agit pas d’un travail, mais d’une période probatoire avec contrainte. Elle devra donc vivre chez Madame Allen qui lui assurera le gîte et le couvert.

— Et vous pensez que je vais amener l’assassin de ma femme dans sa maison ? Vous espérez que je vais… Même pas en rêve !

Carla vient de me broyer le bras. Elle reprend :

— Ce que vous demandez à ma cliente semble au-dessus de ses forces et nous pouvons la comprendre. En plus, elle a les moyens de se payer toute l’assistance dont elle aurait besoin. Je pense qu’une inculpation est préférable pour toutes les parties. Chacun pourra défendre ses intérêts lors d’un procès équitable.

— Cela ne sera pas possible.

— Comment cela ?

— Voyez-vous, il se trouve que pour des raisons personnelles, je tiens beaucoup à cette expérience. Si votre cliente refuse, Madame Juris sera libre et toutes les poursuites seront abandonnées et j’userai de mes appuis pour que tout appel échoue. Vous me connaissez assez, Maître, pour savoir que mon « influence » dépasse largement le cadre de ce bureau.

— Monsieur le Juge, une personne mal intentionnée pourrait voir dans vos propos une tentative de chantage.

— Absolument pas, Maître. Je ne fais que vous informer, vous et la partie adverse, de la réalité des faits.

— Et dans l’hypothèse où Madame Juris refuserait ?

— Dans ce cas… ajoute-t-il, en se tournant vers elle et son avocat. Ce sera une inculpation pour meurtre avec mandat de dépôt.

— Monsieur le Juge ! Je proteste ! Ma cliente ne mérite pas un tel traitement !

— Le juge, c’est moi ! Et c’est moi qui décide, en toute indépendance, et en toute impartialité. J’ai décidé. À vos clientes de choisir leur destin.

Il nous regarde les uns après les autres, fier de lui. Je vais lui casser sa belle gueule d’enfoiré ! Je me lève précipitamment, mais Carla a été plus rapide et s’est placée entre lui et moi.

— Monsieur le Juge, je souhaite parler à ma cliente en privé.

— Faites donc, Maître, faites donc.

***

Quelques couloirs plus tard, nous voilà seules dans une salle. Une table, quatre chaises, des murs blancs. Je préfère rester debout. Carla me fait face sans me voir. Je connais ce regard : elle cogite.

— Carla, dis-moi que tu vas arrêter cette folie.

— Je dois passer un coup de fil.

Bon, elle a une piste. Je m’y raccroche. Un ballon d’oxygène dans ce marais putride. Non, mais, il a fumé la moquette ce juge. Comme si je pouvais amener cette femme chez Julia… chez nous. Là où nous profitions de la majorité de notre temps libre. Là où notre amour s’est exprimé avec force et passion. Là où chaque pièce recèle les images fantômes de cette vie de rêve. Ne pas m’effondrer. Ne pas pleurer. Respirer. Carla va trouver la solution. Elle raccroche.

— Alex, il faut qu’on parle.

— Je t’écoute.

— Je ne peux rien faire pour changer la donne. Il a tout verrouillé. Il n’y a pas de faille dans son plan et il a tous les soutiens possibles. Je suis désolée.

— Tu n’es pas sérieuse ? Tu n’es pas en train de me suggérer que je dois emmener l’assassin de ma femme dans sa maison, là où elle est enterrée ?

— Non, je ne ferai pas ça parce que le choix t’appartient. À toi et à toi seule. Après…

— Après ?

— Il est encore possible qu’elle renonce et qu’elle préfère l’incarcération.

— Vu la façon dont tu le dis, tu n’y crois pas !

— Son avocat va essayer de la convaincre. Elle passera quelques nuits en prison, mais il pourra la faire sortir rapidement.

— Pardon ?

— Je n’ai pas jugé utile de t’informer de certains détails. Maintenant vu la situation, je pense qu’il y a des choses que tu dois savoir.

Elle s’arrête et me regarde incertaine. Je crains le pire. Carla n’hésite jamais. Elle prend mes mains dans les siennes et me pousse à m’asseoir. Et elle me débite sa tirade à toute allure, histoire que… je ne hurle pas ?

— Il y a des pièces dans le dossier dont tu n’as pas eu connaissance. Non, ne dis rien. Écoute-moi. Je suis ton avocate, mais aussi ton amie. Et il est temps de mettre les choses à plat. La décision t’appartient, mais, pour cela, tu dois prendre de la hauteur et considérer la situation dans son ensemble. Et si je fais ça, en toute objectivité, je suis obligée de constater que ce qui s’est passé est un malheureux accident et que sa responsabilité est limitée.

— Limitée ? Limitée ? Elle était ivre !

— Son taux d’alcoolémie était supérieur à la loi, certes, mais juste au-dessus. Pas de quoi lui faire perdre toute lucidité ou tout sens de la mesure. D’ailleurs, elle respectait les limitations.

— Elle a grillé le feu ! Et vu sa vitesse, elle n’a jamais eu l’intention de s’arrêter. Elle a volontairement et délibérément foncé dans le carrefour sans tenir compte des autres ! Aucune trace de freinage !

— Elle était accompagnée dans la voiture apparemment, mais elle est la seule à être restée pour appeler les secours. Elle t’a sauvé la vie, Alex.

— Génial ! Elle m’a séparée de Julia non pas une, mais deux fois !

Elle me regarde, embarrassée. Elle a quelque chose à dire, mais se tait.

— Quoi encore ?

— Elle soutient que le feu était vert.

— Trop facile ! On était à l’arrêt quand il est passé au vert de notre côté donc c’est impossible. C’est une fieffée menteuse !

— Je lui ai parlé.

— Tu lui as parlé ? Comment ça, tu lui as parlé ?

— Je ne t’en ai rien dit parce que je me doutais que ça ne te plairait pas et que de toute façon cela ne t’apporterait rien. Mais en tant qu’avocate, je devais savoir à qui j’avais affaire, avoir sa version sans intermédiaire. Cette histoire de feu n’est pas nette. Je sens quand on me baratine et elle était sincère.

— Évidemment, puisqu’elle était ivre. Elle a vu vert quand c’était rouge. La boucle est bouclée.

— Ton opinion est arrêtée, je le comprends. Mais un jury pourrait réagir différemment. En plus…

— En plus ?

— Non rien.

Que ne dit-elle pas ? Ben, je crois que j’en ai assez entendu de toute façon et je n’ai pas envie d’en savoir plus. Je me lève et je fais les cent pas dans la pièce exiguë. J’ai plutôt envie de hurler, mais au fond la situation est limpide. Je lui fais face. Son regard accroche le mien. La tendresse et l’affection qui s’en dégagent m’apaisent instantanément. Comme avant Julia. Je reformule plus calmement et quelque part soulagée par la tournure des évènements :

— En fait, tu es en train de me dire que je n’ai pas de décision à prendre. Elle va refuser.

— Ce serait logique de mon point de vue d’avocate et le sien va faire le forcing pour qu’elle accepte.

— Le forcing ? Elle n’est pas capable de voir où est son intérêt ? C’est une joueuse de poker ? Elle va bluffer et tabler sur mon abandon ?

— C’est plus compliqué que ça.

— Sans blague ? Comme si c’était possible !

— Elle m’a dit texto qu’elle était consciente de ses fautes, que si elle pouvait les réparer elle le ferait, quel qu’en soit le prix. Et c’est ce que le juge lui propose.

— Julia est morte ! Réparer ? Sérieux ? Réparer !

J’hallucine. Me voilà revenue au point de départ. Sauf que j’arpente les couloirs dans le sens inverse. Ironie de la chose. Le monde me paraît tourner à l’envers. Quelqu’un a inversé le sens de rotation de la Terre ? À nouveau devant cette porte. Carla se trompe. Elle ne peut pas être aussi stupide. Je sais que je n’aurai pas de décision à prendre. À condition d’avoir l’air convaincu et de paraître résolue ! La bluffeuse, c’est moi… Revenge, Julia ! Elle ira en prison !

Commentaires (50)

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Son il y a 2 jours

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Lectrice il y a 1 semaine

Très fan !

Lectrice il y a 1 semaine

Enfin mais bon 1 pas en avant 3 pas en arrière

Lectrice il y a 1 semaine

☺️☺️☺️☺️

Lectrice il y a 1 semaine

Sa avance

Lectrice il y a 1 semaine

Jamais de répis

Lectrice il y a 1 semaine

Il va falloir assumer les sentiments a un moment

Lectrice il y a 1 semaine

Je sais plus quoi dire 🤔

Lectrice il y a 1 semaine

Rapprochement 😁😁

Lectrice il y a 1 semaine

La ta été un vrai conasse meuf

Lectrice il y a 1 semaine

.....

Lectrice il y a 1 semaine

Elle arrive pas a être méchante

Lectrice il y a 1 semaine

Que dire a part que le rdv a mon avis il craint mais que le câlin dans l'hélico c'est mignon 😁

Lectrice il y a 1 semaine

.....

Lectrice il y a 1 semaine

Je suis pas sur qu'elle va réussir à lui faire vivre l'enfer

Lectrice il y a 1 semaine

....

Lectrice il y a 1 semaine

Et ba c'est vachement l'enfer 😂😂

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